Affichage des articles dont le libellé est Michel Simon. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Michel Simon. Afficher tous les articles

mercredi 16 janvier 2013

La femme nue et Satan


La femme nue et Satan un film de Victor Trivas de 1959. J'ai toujours eu un grand affectif pour ce cinéma du genre, et le fait que Victor Trivas eut été décorateur sur des films muets des années 30 rajoute certainement cette atmosphère oppressante et obscure qui n'est pas pour me déplaire, en plus du sujet traité avec les questionnements qu'il suscite.


Dans les expériences au service du progrès de la médecine il y a deux cas bien précis. Celles qui sont employées à des fins saines et évolutives, et celles qui assouvissent la mégalomanie ou la prétention déplacée d'un être malsain. 
 Ici, nous avons le professeur Abel (Michel Simon), un admirable génie au service du bien et du progrès, et le caricatural Dr Ood (Horst Frank) à celui de la démence
Avec son illustre invention du sérum Z et autres tuyaux savants, le Pr Abel est arrivé maintenir en vie la tête d'un chien, séparée de son corps. Cette découverte se retournera hélas contre lui, car le Dr Ood l'utilisera bien sur à mauvais escient contre le professeur afin d'obtenir le secret de la-dite  formule.  
 
 
Ood poussera sa folie toujours plus loin, greffer la tête au visage parfait d' Irène Sanders (Karin Kernke) une jeune infirme bossue, sur le corps sublime d'une jeune danseuse (Christiane Maibach)
La malheureuse infirme aura effectivement un corps parfait, mais gardera-t-elle sa santé mentale ... ?  Humm humm...
Ma scène préférée étant justement celle du réveil d'Irène après trois mois de soins et de coma ;)   Sinon, un peu "maladroit", on ne peut pas dire que ce soit un grand chef d’œuvre du cinéma, mais j'adore ce film ! 

blup..blup...le sérum Z
 

mardi 7 août 2012

Le cinéma en famille


"Je ne suis pas d'accord avec l'idée selon laquelle un comédien est libre de ses mouvements, qu'il a un statut de freelance, avec un ou plusieurs agents, un attaché de presse etc.. Cet individualisme tue le métier. A partir du moment où tu ne fais plus partie d'une famille au sens presque mafieux du terme, c'est le règne de l'individualisme". Michael Madsen




Je pense la même chose, et les exemples ne manquent pas, c'est pour moi LA signature d'un réalisateur d'exception de bien savoir s'entourer, et quand on tient le bon acteur, le bon compositeur, le bon directeur photographique etc, pourquoi aller chez le voisin voir si l'herbe est plus verte ? 
Dans le vrai cinéma, celui qui ne vieillit pas, c'est un véritable chassé-croisé de même noms que l'on retrouve à l'infini. 


 


Autant que Michel Simon eut été l'acteur fétiche de Sacha Guitry, Julien Duvivier, Claude Berry, les Billy Wilder, Blake Adwards, et Richard Quine avaient eux Jack Lemmon.  Le respect est mutuel, comme dans ce touchant hommage au générique de La Poison entre Guitry et Michel Simon (amis dans la vie). 

Avec une combinaison pareille comment ne pas évoquer Henri Verneuil et ses acteurs de haute voltige comme jean Gabin, Lino Ventura, Alain Delon, et tiens, Michel Simon dans Brelan d'as ! Bizarre ? Mais pas du tout !



C'est aussi pour la même raison que les films de Sergio Leone ont si bien fonctionné. Quand on confie la musique dans les mains du maestro Ennio Morricone,  que l'on y ajoute des acteurs comme Clint Eastwood, Lee Marvin, Gian Maria Volonte, James Coburn, ou Lee Van Cleef, comment se rater ? Le spectateur est conquis d'avance, il se crée ainsi une complicité et un lien quasi filial.



Et le grand, l'immense, le séducteur, le solide John Wayne dont John Ford, Robert N. Bradbury, Henri Hataway et bien d'autre avaient compris qu'il représentait à lui tout seul les valeurs sans détours d'une république quelques fois oubliée par les uns mais si précieuse pour les autres, seraient peut-être passés à côté avec un autre que lui...




Il y en a d'autres encore comme Brian de Palma par exemple que j'affectionne particulièrement, mais je finirais par les frères Coen. Pas de mystère, la formule est la même ! Le même compositeur Carter Burwell sur tous les films excepté O'Brother, Roger Deadkins comme directeur photo, et des acteurs John Goodman, Buscemi, Jon Polito, Holly Hunter, Frances McDormand, James Gandolfini, Turturro....  avec ce dernier qui réalise le magnifique Romance and Cigarettes avec encore Gandolfini, et je vous le donne en mille, qui en sont les producteurs.....les Frères COEN !! Hé oui !