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dimanche 1 septembre 2013

Magnolia




Quand on a une conscience, la solitude, la cupidité, le mensonge, le profit, l'abus, l'injustice, sont autant de maux qui font de notre vie un enfer. Il suffirait pourtant d'un bon vieux coup de pied aux fesses pour que les choses s'arrangent me diriez-vous, mais lorsque le cerveau refuse d'avancer, paralysé, englué sous des tonnes de culpabilité et de regrets dus aux erreurs du passé souvent dictées par la faiblesse ou un manque de confiance en soi, il agit comme un frein. A ce stade, s'offre deux choix : passer le reste de sa vie à se morfondre et se lover aeternam dans le rôle confortable de la victime ou décider d'accorder ses actes avec ses propres règles. La croisade pour une reconquête de soi s’avère périlleuse et douloureuse, mais si nous sommes notre pire ennemi comme dirait l'autre, n'oublions jamais que nous sommes aussi notre meilleur allié.



Rajoutons à cela la météo, le hasard, les catastrophes naturelles, comme autant de pièces d'un même puzzle qui s'assemblent lentement, pièce par pièce, pour donner naissance à ce poétique Magnolia de Paul Thomas Anderson, tout juste deux ans après la sortie de l'excellent Boogie Nights, avec lequel on retrouve beaucoup de similitudes ; sa durée, ses mêmes acteurs, et son découpage façon soap opera, le tout somptueusement chorégraphié.


Dans ce ballet au final cataclysmique, Paul Thomas Anderson incorpore avec souplesse et précision, soit disant "neuf personnages", car en réalité il y en a bien plus (c'est le côté Pipo l'intello de l'histoire) comme autant de caractères distincts qui s'entremêleront, seront liés les uns aux autres ou resteront indépendants, avec finesse et parfois un humour tragi-comique.


Je ne ferais pas l’énumération de ces personnages un à un bien que ce ne soit pas l'envie qui m'en manque, bien qu'ils soient tous plus attachant ou déchirants les uns que les autres. Ni en partant de mon chouchou Donnie Smith (William H. Macy) en quête d'amour et de reconnaissance, ni de la déchirante Linda Partridge (Julianne Moore) dont le destin avait décidé qu'elle s'était assez auto-flagellée jusqu'ici, ni du fait que ce soit le meilleur rôle de Tom Cruise, mais juste dire que ce film touche en plein cœur notre psyché et les émotions les plus diverses enfouies en chacun de nous, même s'il y a entre-nous, une bonne demi-heure de trop.



"Je m'appelle Donnie Smith, et j'ai des tonnes d'amour à donner".

jeudi 11 octobre 2012

Rock of Ages ou le Caprice d'une Star Mégalo



Ni Alec Baldwin, ni Russel Brand n'ont réussi à sauver Rock of Ages du naufrage. Pourtant un film qui parle du Heavy Metal dans les années 80 y avait de quoi s'amuser tout de même ! Def Leppard, Joan Jett, Journey, Foreigner, Bon Jovi, Night Ranger, REO Speedwagon, Pat Benatar, Twisted Sister, Poison, Whitesnake....mais non ! Ici l’Ode du ridicule visuel et du jeu sans relief. 

Je ne mettrais pas de photo de Tom Cruise qui est déjà un cliché à lui tout seul.  Regardez moi, je suis une rock star, je bois du visky, j'ai un bandeau sur les cheveux, des tatouages, des gros bijoux, des bracelets et ceintures à clous, des chaines et plein de pétasses autour de moi.
Tom Cruise restera au heavy metal ce que Tati sera pour la haute couture.


 

En attendant, je me régale d'écouter un  Mamie Van Doren reçu ce matin. Pour la petite histoire la ravissante blonde platine avait refusé (à l'age de 16 ans) les avances de Howard Hughes, patron de RKO à l'époque, tout en sachant qu'elle risquait d'être reléguée à des rôles aussi futiles qu'inutiles, ce qui ne fut pas le cas de bien d'autres actrices débutantes du moment. Bravo Mamie ! :))