mercredi 6 novembre 2019

Satin whale



Nous sommes le premier mercredi du mois, à Sète, sous une latitude de 43.4 DD et une longitude de 3.68333 DD. Il fait 20°C, et ma vielle voisine d'en face tient une grappe de raisin, qu'elle dévore grain par grain avec gourmandise, bien calée sur son rebord de fenêtre. Je ne vous posterai pas de photo car il me semble que cela serait déplacé, mais je peux juste vous dire que nous sommes elle et moi reliées par une guirlande de noël, et par le bruit des embouteillages permanent qui encombrent la rue. Alors j'ignore si elle entend la musique qui s'échappe de mes fenêtres grandes ouvertes, car elle ne montre aucun signe d'approbation ou de quelconque gêne, et son pied de ne battre aucune moindre mesure. Peut-être est-elle comme moi, dans l'expectative, happée par cette flûte enchanteresse et cet orgue Hammond tournoyant, pénétrée peu à peu par cet univers ma foi fort sympathique, un peu jazzy aérien et hypnotique, que diffusent les enceintes. Les mélodies de chants rappellent légèrement celles de King Crimson, et les guitares wah-wah apportent la couleur nécessaire sans laquelle on perdrait par moment, toute vigilance. Satin Whale est un groupe allemand du début des années 70, et ce Desert Places qui vient d'être réédité, est leur premier album. Il n'existe pas de photos d'eux, alors je vous offre mon fond d'écran du moment. Bien à vous 💖


mercredi 25 septembre 2019

Blood Feast



Comme les films avec Bruce Lee sont accessoirement construits autour de ses scènes d'action, ceux d'Herschell Gordon Lewis s'articulent autour de son invité d'honneur, le Gore en personne, et deux trois paires de fesses et de seins passant par là. Dans Blood Feast, le prétexte à cette orgie d'hémoglobine, est représenté par le personnage de Fouad Ramsès -un épicier fou, qui projette de ressusciter une cruelle et ancestrale divinité égyptienne, en assemblant des parties de corps, qu'il prélèvera sans leur consentement, sur de pauvres victimes innocentes. Un œil par-ci, une langue par-là, un cerveau, une jambe...  et hop! ça peut aller très vite quand on est déterminé. Très exactement 67 minutes. Pour je crois, six jours de tournage.


(Cerise sur le gâteux, l'agneau suprême hautement convoité pour le sacrifice final n'est autre que Connie Mason, une véritable playmate, qu'Herschell Gordon reprendra pour 2000 Maniacs). Parce qu'il est malin Herschell. Et vif. Certainement son appartenance au monde publicitaire, mais pas que. Parce qu'à la base, il n'est pas là pour faire dans la dentelle, ni dans le cinéma d'auteur, ou d'art et d'essai, il est là pour se faire de l'argent ! Lorsqu'il déclare: "Je vois le cinéma comme une entreprise, et je prends pitié de quiconque le considère comme une forme d'art et dépense de l'argent en se basant sur cette philosophie immature.", les choses sont claires. Et la sincérité, ça paie toujours ;)


Peu importe si certains acteurs sont un peu hors cadre, laissons le bon goût aux autres, et régalons-nous en blood-o-rama 🎬💖


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samedi 15 juin 2019

Dead or Alive



You spin me right round, baby right round, like a record baby right round round round ♪ ce refrain entêtant, mise en abîme comme un sillon qui tournerait sans fin, est totalement fabuleux. Le clip aussi est fou. Jimmy Fallon et son complice Paul Rudd l'ont récemment refait à l'identique, ce qui selon eux ne fut pas une mince affaire, la voix gutturale de Pete Burns n'étant pas des plus faciles à imiter. Mais les compères se sont amusés, et le résultat est surprenant. Attention, on tombe vite accro ;))


Dans le genre new wave, l'album est un incontournable du début des années 80. Mais la concurrence est rude, l'Angleterre fourmille de Nouveaux Romantiques prêts à se crêper le brushing. Pete Burns (le frontman de Dead or Alive) s'en donnera à cœur joie. En plus de sa personnalité bien trempée, sa langue bien pendue va attirer une cour de gothiques avides de musiques et de potins dans son magasin de disque Probe, situé au cœur de Liverpool.  


C'est ce qui l'a tué. Pete, apparemment trop perdu dans l'épate, a fini comme bête de foire dans une télé-réalité, le physique ravagé par plus de 300 interventions chirurgicales. Le mouvement lui, s'est ringardisé fin des années 80. Seuls, ceux qui se distinguaient du lot en se concentrant vraiment sur la musique, comme Depeche Mode, ont perduré. Et puis bien sur, cette mode capillaire aérienne et aérée dont on ne se lassera jamais.   


lundi 20 mai 2019

Who's the Mystery Boy ?



Hé oui, c'est c'est c'est, c'est l'Hyman, Jeffrey Ross de son prénom, Joey pour les intimes, et frontman des Ramones (clin d'œil à Paul MacCartney qui utilisait ce pseudo lors de ses déplacements pour passer incognito). Alors bravo à Jo, aux sillons sensass ! 😉


Mes trois albums préférés des Ramones sont Leave Home, Rocket to Russia, et Road to Ruin, et par la suite, tout n'est pas bon, mais comment faire face à une telle déferlante de succès, et de fans affamés qui réclament leur pitance, comme illustré dans l'excellent film documentaire Raw, où le groupe en tournée, est assailli par une bande de fans agressifs, perçus comme des zombies à travers les yeux de ces pauvres Ramones pétrifiés au fond de leur van. Quoiqu'il en soit, il y aura un avant Ramones, mais... plus d'après. La génération "ils sont nuls on a qu'à faire pareil et on sera connus" venait de pointer son nez et c'est là que tout est parti en sucette. Il ne suffisait pas de crier one two three, four dans un micro pour être bon, il fallait aussi avoir le talent pour le faire, ce qui n'était malheureusement pas donné à chacun 😀😎. Et puis les paroles de Pet Seamtary -mon morceau favori. A croire que personne ne l'a réellement écouté, car c'est exactement l'inverse que nous subissons aujourd'hui avec tout ce revival  ♪ I don't wanna be buried in a pet semaraty, I don't want to live my life again-ai-ain ♫ Tout était écrit. Les Ramones étaient nos apôtres et le monde n'a rien compris 🌈🌞    


🏆🎌🏆


Au revoir Mr Niki Lauda