Dans les années 50, les Wheeler, un petit couple exemplaire de réussite sociale, s'installent dans un pavillon d'une résidence cossue. Frank (Leonardo Di Caprio) est un employé modèle dans une entreprise où son père l'était déjà des années auparavant, et April (Kate Winslet) sa jeune femme, affiche l'air d'une jeune femme comblée, toujours tirée à quatre épingles, tenant bien sa maison..................pourtant une sorte d'angoisse sous-jacente émane de cet apparent bonheur.
Il suffit d'une phrase anodine et même presque de politesse de Helen Givins (Kathy Bates), agent immobilier qui leur fait visiter leur future résidence dans Revolutionary Road comme "je savais que vous étiez différent" suffit pour déclencher l'irréversible.
Avant Revolutionary Road, Sam Mendes avait un peu traité du même sujet avec American Beauty, où Lester Burnhamm (Kevin Spacey) père de famille respectable, lui aussi installé dans une résidence des plus coquettes, est rattrapé par ses vieux rêves qu'il avait refoulés jusqu'alors. Le même constat de manque de courage de n'être allé au bout des ses illusions, esclave de son enfermement dans un quotidien construit petit à petit de politesse de non-dit et de frustrations.
Malgré le désarroi et la fin tragique de ces deux couples, on se demande s'ils auraient été plus heureux si la vie avait été autrement pour eux.....





