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mercredi 27 avril 2016

Dolly, Emmylou et Linda




Selon une étude hautement scientifique, il est prouvé qu'en combinant -par une savante opération- une série de notes en mode majeur, un tempo bien précis et je ne sais trop quoi encore, on obtient la chanson idéale pour nous mettre en joie. Selon le Cabinet des Rugosité Investigation, on pose un disque sur sa platine, et si l'on chante et danse simultanément, il est fort probable que l'on aille même au delà de nos espérances de félicité. Et comme le disait mon grand ami Saint Augustin; "Même en yaourt, chanter c'est prier deux fois". 


Aussi flamboyante et rutilante qu'une Impala sortie d'usine, Dolly Parton nous régale depuis toujours de ses talents d'actrice et de musicienne accomplie avec une générosité sans limite (et si ce n'est déjà fait, il vous faut impérativement la voir dans Comment tuer son patron ;p).

Cependant, l'heure est venue de rétablir une vérité trop longtemps détournée par la désopilante méconnaissance des médias qui attribuent sans vergogne un de ses plus gros succès mondial à une autre qu'elle depuis plus de vingt ans maintenant, car non, I always love you n'est pas de Whitney Houston, mais bien de notre plantureuse Dolly. (Désolé Whitney si tu te retournes dans ton vomi, mais ça aurait fini par se savoir). En ce qui concerne le point de félicité, chez Dolly Parton il y en a pour toutes les goûts et toutes les humeurs, et j'opterais aujourd'hui pour la tendresse et la chaleur qui se dégagent de son duo avec Willie Nelson qui j'espère, sauront suffire à votre bien-être.


Avant de rentrer dans le vif du sujet, si quelqu'un pouvait m'expliquer pourquoi Emmylou Harris et Gram Parsons ne sont pas en ce moment même en Caroline du sud entourés d'une portée de petits enfants qu'il me le dise maintenant ou se taise à jamais. Non attendez, bougez pas ! Voilà, c'est mieux non ? ;D


Maintenant que tout est rentré dans l'ordre, là non plus, pas besoin de mathématique. Prenez le Cimarron par exemple ♫ Roll along, roll on Rose of Cimarron, Dusty days are gone Rose of Cimarron ♪. Magnifique ! Et entrecoupé de splendides ballades, tout l'album est comme ça, c'est une vraie merveille. Si j'ai un conseil à vous donner, jetez vous sans entraves sur n'importe lequel de ses albums (solo ou en collaboration), la belle diaphane vous enrôlera à jamais.


Et puis il y a LINDA ! L'élégante et racée Linda Ronstadt. Petit bout de femme à la fois docile et sauvage, avec cette discrétion et cette humilité qui l'honore, sans qui pourtant, même les Eagles n'existeraient, c'est pour dire ! Mais à ce propos, je laisse la main à Ranx Ze Vox, qui en plus d'être sa petite protégée, vous en contera bien plus à son sujet que je ne saurais le faire. 

Parce que je vais être honnête avec vous, ça n'a pas été une histoire facile entre Linda et moi. On s'est tournées autour, mais ça n'accrochait pas. Alors on a pris notre temps. Et c'est par le biais d'un DVD Canciones de mi Padre que je suis entrée dans son univers pour ne jamais en sortir, et depuis, c'est une histoire qui roule entre nous. Si elle ne vous arrache pas les tripes avec El crucifijo de piedra, c'est que vous n'avez pas de cœur ! Il ne vous reste plus qu'à fermer les yeux, et vous laisser conduire par ces drôles de Dames, et pour ma part -vu que ma commande est en cour de livraison chez mon blog favori, je vous laisse avec une galerie d'images pour vous récompenser de m'avoir lu jusqu'au bout ;)



jeudi 7 avril 2016

Ween - 10 tracks on 12 Golden Country Greats




Gene and Dean Ween (respectivement Aaron Freeman et Mickey Melchiondo) ont beau dissimuler leurs voix sous des tonnes d'effets, faire des albums expérimentaux aux sonorités d'enfants turbulents et capricieux, comme tout américain qui se respecte la musique country leur coule dans les veines, et c'est en toute humilité et dans la plus pure tradition, que 12 Golden Country Greats fut enregistré en 1995, sous la production de Ben Vaughn. Nashville, des musiciens et choristes de légende (Charlie McCoy, Russ Hicks, The Jordanaires etc.. ), intronisation suprême, le rêve devient réalité, le duo nous livre un album honnête et emplie de gratitude comme peut en témoigner ce sympathique Japanese Cowboy.  Bonne écoute.


Sans transition, mes pensées accompagnent Merle Haggard qui s'en est allé avec sa guitare, et à qui je souhaite un bon voyage jusque dans l'au-delà.



samedi 25 octobre 2014

Who's the Mystery Boy ?




Voilà encore une affaire qui n'a pas traînée !  Bravo à Marius et Dirty Max qui ont su reconnaître l'homme sous le barbu, c'était pas évident ! Il s'agissait en effet de Kris Kristofferson, l'enfant prodige et préféré de la légende Nashville, porté par un physique solide à l'allure décontractée qui lui ont permis de s'entourer des meilleurs et de femmes aussi talentueuses que sublimes comme Ali McGraw ou Rita Coolidge, et bien d'autres encore.


Il faut savoir que Kris Kristofferson était gradé capitaine dans l'armée et de plus pilote d'hélicoptère. Mais c'est la musique qui devient tout à coup sa nouvelle obsession. Il se retrouve donc à Nashville et peu importe s'il doit vider les cendriers de Georges Jones ou balayer le sol des studios d'enregistrement après les passages de Bob Dylan ou de Johnny Cash, il sera tellement reconnaissant de ne pas faire parti du convoi pour le Vietnam, qu'il mettra toute son énergie en faveur la musique pour notre plus grand bonheur, car de tous ses disques, il n'y a rien à jeter, tout comme dans sa filmographie (Cisko Pike ♥). Même dans Big Top Pee Wee, il a fait ce qu'il a pu avec ce qu'il y avait, alors pour lui chercher des poux dans la tonsure, il faudra s'adresser ailleurs. 

dimanche 30 septembre 2012

Coal Miner's Daughter



Coal Miner's Daughter, le film de Michael Apted, sorti en France sous le nom de Nashville Lady, retrace la vie de Loretta Lynn, campée ici sous  les traits de l'irrésistible Sissy Spacek, et de son mari Doolittle "Mooney" Lynn, un mineur de fond interprété par le non moins fameux Tommy Lee Jones.


 
L'histoire est celle de l'ascension dans le milieu musical, de la Country plus exactement, de Loretta Lynn (née Webb), issue d'une famille nombreuse et pauvre, qui avait un avenir tout tracé de femme au foyer puisqu'elle se marie très jeune (13 ou 16 ans selon les sources) à Doolittle Lynn. Quatre enfants et un déménagement plus tard, Doo offre une guitare sèche à sa femme et c'est le début de l'ascension fulgurante de Loretta dans le milieu musical, plus exactement celui de la Country




Sous l'impulsion de Doo, grand adepte du système D, ils enregistrent "I'm a Honky Tonk Woman", partent faire leur propre promo en faisant la tournée des radios et ça marche, en moins d'un an elle se retrouve propulsée sur scène où elle y fait la rencontre de Patsy Cline (Beverly D'Angelo), star mais pas rivale, puisqu'elle partagera avec elle de nombreuses collaborations scéniques et une très grande amitié. La fin tragique de Patsy Cline à l'âge de trente ans à peine dans un accident d'avion, laissera funestement la place à Loretta.







On connait les déboires notamment avec l'alcool de Doolittle et sa relation houleuse avec sa femme, les difficultés qu'a rencontré Loretta devant ce succès si rapide, et pourtant ce film ne tombe jamais dans le sensationnalisme, et montre au contraire l'évolution des caractères de chacun, et ça, pudiquement. 







Les rôles principaux sont remarquablement servis, ainsi que la bande pour une fois vraiment originale, puisque, attention cerise sur le gâteau et roulements de tambours, c'est Sissy Spacek elle même qui interprète les morceaux de Loretta Lynn , et Berverly D'angelo qui chante le fameux Crazy de Patsy Cline. 


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