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lundi 31 juillet 2017

Sylvie Ciné Revue



Suite à une traque agressive et sans relâche, les chasseurs d'images maitrisèrent enfin leur proie. C'était la Princesse Diana, il y a 20 ans de cela. La faute à pas d'chance comme on dit... peut-être. Mais soyons honnête un instant; "Qui se nourrit de qui ?" (Vous avez quatre heures). 😍


Les débats sont donc grands ouverts. Car oui, comme James Franco nous aimons la philosophie, et ce nouveau numéro de Sylvie Ciné Revue y sera consacré à travers deux petits points d'actualité, car nous sommes de toute évidence, bel et bien entrés dans un nouveau millénaire. 


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Alors après le temps des cathédrales, il est aussi venu celui de régler les factures, même à titre posthume, comme en témoignera bientôt l'ADN prélevé sur Salvador Dali, afin de découvrir si oui ou non, Pilar Abel est réellement le fruit de l'amour clandestin que le peintre aurait entretenu il y a trente ans avec sa domestique. La seule chose que nous savons à ce jour, est que sa moustache affiche toujours 10h 10. Ce n'est pas une première dans l'histoire de demande de paternité, mais je pense qu'à chaque requête médiatisée, pas mal doivent aujourd'hui croiser les doigts bien fort. Sans parler des enfants "légitimes" qui se pensaient à l'abri derrière quelques petites ou grosses fortunes et doivent malgré eux partager le gâteau 😅😅


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Une ère se termine, une autre se profile, c'est le tourbillon de la vie. Bon voyage à Jeanne Moreau et Sam Shepard et surtout merci pour ces moments de grâce. Le Sylvie Ciné Revue reviendra  bientôt pour un spécial série, en attendant prenez soin de vous 😘😘


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vendredi 19 février 2016

Sylvie Ciné Revue



Le bouclier judiciaire dont sont pourvus nos politiciens semble être plus efficace que celui des protagonistes dont je vais évoquer les aventures ici bas, dans ce nouveau numéro Spécial prison, du désormais célèbre magazine Sylvie Ciné Revue.


Pour commencer, je vous donne rendez-vous dans un centre carcéral pour femmes du Connecticut, où nous allons au fil des saisons (la quatrième bientôt), suivre le quotidien pour le moins hostile de Piper Chapman (Taylor Schilling) -récemment arrêtée pour trafic de stupéfiants- et de ses codétenues. 


On pourrait croire que c'est la fête à la maison du pénitencier à les voir sourire ainsi, mais détrompez-vous -bien qu'elles ne manquent pas d'humour-, derrière ces visages angéliques se cachent de vrais fauves, et Piper en fera les frais le jour même de son arrivée. Car ici, on ne dort pas, ou que d'un œil. Pour un oui pour un non, la violence éclate à grand coup de poing ou d'armes dissimulées. Le terrain est miné, et aucun panneau de signalisation à l'horizon. Il va falloir composer et jouer des coudes, même si comme Piper, on a le regard et le cœur d'une oie blanche à peine sortie du nid. Alors tous ces épisodes entre ces murs de prison n'est-ce pas un peu lassant à la longue, me demanderez-vous ? Hé bien non, vous répondrais-je. C'est sympa et addictif.. Ah au fait ! Il s'agissait de Orange is the New Black de Jenji Kohan (aussi responsable de Weeds), vous l'auriez deviné j'espère.  


Nous rencontrons aussi les mêmes codes dans Wentwoth de Reg Watson et Lara Radulovich (!). Lutte de pouvoir, jalousie, ségrégation, alliances, coups bas... La violence est également maître en la demeure, mais ici l'univers est plus sombre que dans la précédente, et n'use pas de moments semi-érotiques entre codétenues ou de sessions douches afin d'alléger la chose. Non. Même les directrices de la prison sont diaboliques, et à cela s'ajoute une intrigue qui se resserre comme peau de chagrin, jusqu'à un final -un peu poussif certes, mais c'est un détail- explosif. Il n'y a pas ce côté solaire et comique de Orange is the New Black et du coup, nous sommes plus concernés par le sort réservé à ces femmes et leur appréhension d'affronter malgré tout, le monde de dehors. Gros coup de cœur.


Et puis il y a Rectify de Ray McKinnon, avec l'histoire bouleversante de Daniel Holden (Aden Young), accusé du viol et du meurtre de sa petite amie. Ici c'est différent, les démons sont intérieurs, car après avoir passé dix-neuf ans dans le couloir de la mort, celui-ci est libéré, grâce à l'acharnement de sa sœur Amantha (Abigail Spenser), en l'attente d'un nouveau procès. Ne soyez pas effrayés par le sujet, cette série est d'une incroyable délicatesse. Il est temps pour moi de vous laisser, les portes du pénitencier, bientôt vont se fermer ♪ 




lundi 2 février 2015

Sylvie Ciné Revue



La curiosité est un vilain défaut nous dit-on, c'est totalement faux ! La curiosité et l'envie sont les deux plus beaux moteurs de la vie. Il est même nécessaire de les pousser à l'extrême, de s'obstiner jusque dans les profondeurs des abîmes et de parfois en franchir les limites, car c'est là parfois, et tout au fond que se trouve la lumière. 


Sans ces chercheurs de l'extrême, ces jusqu'au-boutistes, aucun progrès technique, scientifique ou philosophique n'auraient vu le jour. Alors bien évidement il y a des dommages collatéraux comme en médecine  où des expériences approximatives sont pratiquées directement sur un patient qui n'y survivra pas toujours, mais les accidents font partie intégrante de toute avancée c'est ainsi. Après des mois d'immersion dans les premiers pas de la médecine avec des documents, des photos authentiques et des tutoriels, le réalisateur Steven Soderberth et les acteurs ont étudié le moindre geste et la précision parfois aléatoire des méthodes chirurgicales du début du XXe siècle, ce qui donne une légitimité à cette somptueuse série : The Knick.


Sans être gore pour le simple plaisir de l'être, rien ne nous sera épargné pour autant. La pratique d'une césarienne, l'intégralité des dents arrachés aux patients des ailes psychiatriques, les ablations de toutes sortes, les avortements clandestins nous ferons certainement froid dans le dos, mais aussi relativiser devant toute l'évolution de la médecine dont nous bénéficions aujourd'hui.


Tandis que la cocaïne sera en vente libre dans mes pharmacies, les cadavres eux, matière première par excellence seront l'affaire du marché noir tout comme dans un film que j'adore Le docteur et les assassins. Dans ce milieu oppressant ceinturé par le racisme et la misère, les acteurs font passer le tout comme du petit lait, j'attends avec impatience la deuxième saison.


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Puis il y a Mad Men avec le ténébreux et aussi mystérieux qu'élégant Don Draper (John Hamm), sa famille, ses collaborateurs et ses secrétaires qui évoluent dans le monde créatif de la publicité au beau milieu des années 60 où réside encore tout le chic des années 50 et les prémices de ce que deviendront celles des 70. Plusieurs thèmes sont abordés, la politique, la ségrégation, l'émancipation de la femme, les communautés, le divorce, l'avortement etc...  et présentés soit en sujet principal d'un épisode, ou suggérés subtilement en fond. Je pourrais vous en parler des heures tant j'ai aimé la justesse, l'intelligence et le raffinement de l'écriture de la réalisation et de la photographie très hitchcockienne, mais plus que des mots, je préfère vous laisser en compagnie The girl next door, la pulpeuse Joan Harris (Christina Hendricks) qui captivera d'avantage votre attention. 


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Ah puis tiens tant que j'y suis demain sort Shadows of the night, le dernier album de Bob Dylan avec un premier morceau en écoute ici.