vendredi 20 mars 2015

Original Soundtrack



Parmi tous mes disques préférés, il y a une catégorie que j'affectionne particulièrement, c'est les musiques de films. Déjà suis totalement fondue de cinéma, mais en plus je découvre des pépites vers lesquelles je ne me serais pas forcement dirigée sans le talent ultime de quelques réalisateurs toujours au fait de n'omettre aucun détail, et encore moins celui de la musique. Certains films sont illustrés par des successions de morceaux déjà existants (pour le peps et au final une bonne compilation), d'autres sont de véritables opéras symphoniques. Et outre les montées de violons qui appuient trop sur le sentimentalisme, j'aime quand l'orchestre nous fait passer avec puissance ou légèreté d'une émotion à une autre, ou annonce un danger imminent avec deux gimmicks. Sourds et larvés comme dans les films de Carpenter, stridents et agressif comme dans Psychose, menaçant comme dans Les dents de la mer, ou presque enfantins comme dans SuspiriaL'exorciste ou M le Maudit. Puis les autres, kitch ou datés, comme Phantom of the Paradise ou Hair mais avec au milieu un Easy to be hardet là tu pleures. Et tu changes de face, tu tombes sur Aquarius ou Good Morning Starshine. C'est trop bon ! T'es direct dans la décapotable avec Beverly D'Angelo, c'est l'été et tu chantes à tue-tête cheveux au vent ;) 


Puis direction Nashville où Beverly chante avec Sissy Spaceck, la fille du mineur. Un album magnifique ! Et des comme ça il y en a à la pelle. Les prédateurs, Thank God it's Friday (film magique ;p), American Gigolo, Le convoi, En route pour la gloire, Mystery Train, Outlaw Blues, West Side Story, Phantom of the Paradise, Barry Lyndon, Midnight Express, La femme de mon pote, Stand by me, Peau d'Âne, Certains l'aiment chaud, Le Milliardaire, La fièvre du Samedi soir et tous les westerns, les films avec Elvis... je vous l'avais dit, c'est sans fin. Tant que vivra le cinéma et tous les esprits fêlés qui l'entoure, la lumière continuera de nous inonder ;)


Pour les dessins animés et autres ça marche aussi. 
♫ Get on board ! Get on board ! Come and join the Double Deckers ! ♪



vendredi 6 mars 2015

Jeane Manson



Quand on refuse de s'en occuper soi-même, la meilleure façon de se débarrasser d'un problème et de le relayer à quelqu'un d'autre. Aujourd'hui c'est à nous, pauvres bloggers à qui l'on met pour rester poli, le doigt dans l'œil. Nous sommes menacés de fermeture, ou plus exactement de passer en mode privé (accessible uniquement aux membres intrinsèques du blog) ce qui revient au même. Motif : les photos d'hommes ou de femmes dénudés ne sont plus autorisés. Donc à compter du 23 Mars, cette nouvelle loi rentrera en vigueur dans notre pays, vous savez, celui où l'on aime se gargariser dans les banquets de sa devise première euh comment déjà.. ah oui Liberté Égalité Fraternité. Désolé, j'ai de plus en plus de mal en m'en souvenir... 


En avoir ras la casquette du désert créatif de certains publicitaires incapables de nous vanter les vertus d'un yaourt sans y montrer un paire de nichons ou de faire de lourdes allusions sexuelles à propos de tout et n'importe quoi je le conçois, mais aller sur internet et tomber sur une photo de Jeane Manson nue dans son bain, à cheval, alanguie devant sa cheminée ou dans son dressing, je ne pense pas que cela puisse nuire à la santé mentale d'un enfant ou entrainer chez lui une quelconque forme de violence. La violence est ailleurs. Je plaide non coupable Monsieur le Procureur.




lundi 2 février 2015

Sylvie Ciné Revue



La curiosité est un vilain défaut nous dit-on, c'est totalement faux ! La curiosité et l'envie sont les deux plus beaux moteurs de la vie. Il est même nécessaire de les pousser à l'extrême, de s'obstiner jusque dans les profondeurs des abîmes et de parfois en franchir les limites, car c'est là parfois, et tout au fond que se trouve la lumière. 


Sans ces chercheurs de l'extrême, ces jusqu'au-boutistes, aucun progrès technique, scientifique ou philosophique n'auraient vu le jour. Alors bien évidement il y a des dommages collatéraux comme en médecine  où des expériences approximatives sont pratiquées directement sur un patient qui n'y survivra pas toujours, mais les accidents font partie intégrante de toute avancée c'est ainsi. Après des mois d'immersion dans les premiers pas de la médecine avec des documents, des photos authentiques et des tutoriels, le réalisateur Steven Soderberth et les acteurs ont étudié le moindre geste et la précision parfois aléatoire des méthodes chirurgicales du début du XXe siècle, ce qui donne une légitimité à cette somptueuse série : The Knick.


Sans être gore pour le simple plaisir de l'être, rien ne nous sera épargné pour autant. La pratique d'une césarienne, l'intégralité des dents arrachés aux patients des ailes psychiatriques, les ablations de toutes sortes, les avortements clandestins nous ferons certainement froid dans le dos, mais aussi relativiser devant toute l'évolution de la médecine dont nous bénéficions aujourd'hui.


Tandis que la cocaïne sera en vente libre dans mes pharmacies, les cadavres eux, matière première par excellence seront l'affaire du marché noir tout comme dans un film que j'adore Le docteur et les assassins. Dans ce milieu oppressant ceinturé par le racisme et la misère, les acteurs font passer le tout comme du petit lait, j'attends avec impatience la deuxième saison.




Puis il y a Mad Men avec le ténébreux et aussi mystérieux qu'élégant Don Draper (John Hamm), sa famille, ses collaborateurs et ses secrétaires qui évoluent dans le monde créatif de la publicité au beau milieu des années 60 où réside encore tout le chic des années 50 et les prémices de ce que deviendront celles des 70. Plusieurs thèmes sont abordés, la politique, la ségrégation, l'émancipation de la femme, les communautés, le divorce, l'avortement etc...  et présentés soit en sujet principal d'un épisode, ou suggérés subtilement en fond. Je pourrais vous en parler des heures tant j'ai aimé la justesse, l'intelligence et le raffinement de l'écriture de la réalisation et de la photographie très hitchcockienne, mais plus que des mots, je préfère vous laisser en compagnie The girl next door, la pulpeuse Joan Harris (Christina Hendricks) qui captivera d'avantage votre attention. 


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Ah puis tiens tant que j'y suis demain sort Shadows of the night, le dernier album de Bob Dylan avec un premier morceau en écoute ici.