lundi 26 octobre 2020

Carl Theodor Dreyer = Ordet


 

Dans la sagesse et la bonté qu'il y insuffle, chaque film de Carl Theodor Dreyer est une reconnexion à soi, un moment hors temps, privilégié, où plus rien n'existe autour. Il nous happe de plusieurs façons, mais la plus forte et de confiner malicieusement dans un huis clos, toujours propice à la réflexion. Dans Ordet par exemple (La Parole en Français), il n'y a pas de générique, et nous voilà avec les clés d'un domaine cossu, solide, où les membres d'une même famille sont à la recherche d'un des leur dans les dunes du Jutland. Ils ne semblent pas plus affolés que ça, mais tout de même. C'est Johannes, le deuxième fils. Il est en pleine crise mystique. Intra muros, on fait mine d'ignorer ses visions et ses prophéties, mais on tient quand même à ce qu'il ne s'éloigne pas trop. Dehors, l'image est claire, le vent fait danser le linge et les herbes. A l'intérieur, chaque chose est à sa place, comme figée dans sa certitude. Aurait-on ainsi perdu toute foi, la vraie force qui anime et fait vibrer ce monde, ou faisons nous les choses lâchement par acquis de conscience ?   


Je n'en dirais pas plus, mais attendez-vous à vous accrocher à tout ce que vous avez autour, Dreyer va vous faire plonger dans de grandes profondeurs jusqu'à vous broyer, et vous faire remonter à la surface plus vite que vous pensiez, dans la lumière éblouissante, divine. Vous n'êtes pas prêts.

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Pour vous mettre dans l'ambiance; voici en prime quelques photos d'un de ses autres films, Jour de colère de 1943, où la Femme une fois de plus chez Dreyer, est le sujet crucial. Plus gothique, tu meurs.

samedi 17 octobre 2020

Hungry Heart

 

Il y a tout juste 40 ans, sortait le double album The River. L'occasion, non pas d'enfoncer les portes ouvertes en clamant haut et fort combien cet album est formidable, mais de revenir sur les pas de Hungry Heart afin de rétablir une vérité jusqu'ici tronquée. Oui ce morceau était à la base destiné aux Ramones, mais non, ce n'est pas le producteur ou je ne sais qui d'autre qui aurait empêché cette transaction, mais bien son Grand Consigliare et ami Steven Van Zandt, interrompant promptement une séance de pédicure, qui l'en aurait fortement déconseillé, lui rappelant une certaine Patti pour laquelle il avait généreusement offert un titre alors qu'il n'était encore je cite : "like a river that don't know where it's flowing", que bien sur, "everybody's got a hungry heart", mais que sa Patti à lui n'allait pas tarder. Il s'en fallu de peu ! ♫ Got a wife and kids in Baltimore, Jack, I went out for a ride, and I never went back... ♪ 



mercredi 7 octobre 2020

(Eddie) Van Halen


💜 Ce premier album de Van Halen, des milliers de fois je l'ai écouté. Du premier au dernier morceau, j'en connais la moindre note, la moindre respiration, le moindre soupir. Il est tellement lyrique. Et californien ! Merci,merci, merci  💜 



samedi 19 septembre 2020

St Anger

 

(Je viens de dégoter un live de Metallica en 82, genre le premier enregistrement, je vous le posterai à la fin, faite-moi z'y penser ah ah !). Sinon, vous saviez qu'en plus d'avoir offert 350.00 dollars à diverses organisations pour aider les défavorisés atteints du Covid-19, Metallica avait, pendant le confinement, proposé sur leur site et facebook, un concert entier et gratuit chaque lundi à une heure du matin ? Et qu'ils sont toujours disponibles aujourd'hui avec le hashtag #MetallicaMondays ? C'est la classe hein. Le premier live est celui de 2009 à Copenhague durant la tournée de Death Magnetic, quasiment filmée par des fans, puis celui à Paris de 2017, etc etc.., et, un live à Bogota de 1999 qui couvrait une bonne partie du Black album, ainsi que ceux du Garage Inc., avec évidement Die, Die My Darling une reprise des Misfits, en hommage à Cliff Burton, fan de la première heure. Nul ne l'ignore, Cliff Burton était le bassiste de Metallica, de Kill' Em All, à Master of the Puppets, mais pas que. C'était aussi pour le groupe non seulement une source d'inspiration musicale inépuisable qui les faisait voyager du psychédélisme pur et dur, au rock noble des Lynrd Skynyrd, mais également, un être dont tous admiraient l'élégance et la sauvagerie. Le jour où il fut violemment arraché à la vie lors de la tournée de Master of Puppets en 86, dans un regrettable et tragique accident de bus, le temps s'est arrêté pour les autres membres du groupe. 

Son absence les hantera à tel point, qu'ils la matérialiseront en une sorte de monstre invisible et omniprésent, presque physiquement au sein du groupe, et dans leurs futures compostions, et conceptions de disque. James Hetfield se noie dans l'alcool, Lars Ulrich multiplie les procédures, et  Kirk Hammett d'apparence plus calme, tente la communication avec l'au-delà à travers son Ouija qu'il arbore sur sa guitare. Quasiment pas de basse sur ...And Justice for All, une pochette endeuillée pour le Black Album... The Thing That Should Not Be. Ils sont les marionnettes de leur propre enfer, c'est terrible.



Puis vient la colère, enfin. Gros pétage de plomb dans la famille où on met tout sur le dos de la crise existentielle. C'est pas grave, ça permet d'introspecter, d'extrospecter, de se poser et de s'interposer aux errances fantasmagoriques et égocentriques de James Hetfield qui touche plus terre. Libération de la parole, de l'emprise, le groupe s'octroie une trêve, et s'autorise même à caster de nouveaux bassistes. C'est le solide, discret, et loyal -ils ont le flair pour ça- Robert Trujillo qui soufflera la place officielle. Gloire à lui. Il ne joue pas sur St Anger, mais il est là désormais. La bête est apaisée.


St Anger est l'album telluriquement lié à Master of Puppets. Il est furieux, participatif, il punke, heavy Metalle, groove puissamment, et contrairement aux rumeurs, il est frénétique tic tic tic toc!, et indispensable (tout comme ce fantastique et touchant documentaire Some Kind of Monster). Fuck' Em All !   



dimanche 16 août 2020

Interlude




En ces termes, un maso supplie un sado de le torturer quelque peu : Fais moi mal, Johnny Johnny Johnny, envoie-moi au ciel. 
Et le sado de lui répondre : Non.




😈😈😈 Vous l'avez ? Parce que moi je suis très loin 😍💋

mercredi 1 juillet 2020

The Wanderers



Je pensais le connaître par cœur, et voilà qu'à ma grande surprise j'en avais oublié l'essentiel. Comment avais-je pu omettre qu'au delà des frictions entre gangs ethniques et une musique du feu de dieu, le fond était un message de paix et d'union entre les peuples pour combattre le mal, le vrai ennemi, celui qui, invisible nous divise, nous gangrène, et surgit toujours d'où on ne l'attend pas, tapi dans l'ombre, nourri de nos peurs et de nos faiblesses.


Que ce mal pouvait aussi venir de l'intérieur et qu'il fallait plus de courage encore pour l'affronter, comme Joey Capra le fit face à un père violent et toxique, pour mieux s'extirper vers un monde meilleur auprès de son beau et solide Perry LaGuardia, contrairement à ce malheureux Richie Guennaro, lui le vagabond de l'amour, à qui tout semblait sourire, qui restera figé, sur le carreau.


Revoir The Wanderers comme si c'était la première fois restera un plaisir rarement égalé ♫ With you heartbeat, Next to mine whoa ah whoah ah


Cadeau bonus