jeudi 3 juillet 2014

Sylvie Ciné Revue


Chères lectrices et chers lecteurs, j'ai l'honneur de vous présenter ce nouveau bébé issue d'une collaboration avec moi-même, le N°1 du Sylvie Ciné Revue, même pas en vente dans vos kiosques, donc voyez comme je vous gâte, bandes de petits privilégiés. Cette web-revue gratuite paraîtra ici même à une cadence aléatoire et traitera librement des sujets conjuguant le cinéma, la musique, la télévision d'hier, d'aujourd'hui voire même de demain et tout autres coups de cœur de la rédaction. 
J'ai donc l'honneur de vous offrir la primeur de ce N°1 Spécial série, nommée si habilement Oh Série Série ! dont seuls les fans de Karen Cheryl en comprendront la subtilité.


Et pour inaugurer cette rubrique rien de mieux que la plus bath des sagas appelée Dallas, non-pas le club à hôtesses proche de la frontière espagnole, mais direction Southfork au Texas dans le ranch des Ewing. Ah ça y est, je sens déjà pointer une légère raillerie chez certains d'entre-vous. Les jeunes je comprends, mais que les plus de 20 30 bon de 40 (ça va hé !) osent me dire qu'ils ne l'ont jamais vu, et surtout en ce jour du 21 Mars 1980 exactement, où l'on avait tiré sur J.R, le grand Larry Hagman, l'homme que la terre entière aimait détester, me jettent la première pierre.


Le monde entier était en haleine et les acteurs de la série étaient en grève. Heureusement super Larry s'est dégoté une augmentation et une caravane privé où il conviait tout le casting chaque soir à des Champagne/Bourbon party, omettant de leur parler de son autre privilège. Nous étions à l'abri d'une troisième guerre mondiale et notre famille impitoyable était repartie pour un tour. 



Sue Ellen buvait à qui mieux-mieux, Afton chantait comme un Pinson, Pamela avortait avortait..., Barns encaissait les ramponeaux à tour de bras, Bobby beau regard avait toujours le cul entre deux chaises (altères collées aux mains), J.R n'en finissait pas de comploter, le tout sous le regard tranchant de Joke Ewing et maternel d'Elli.  


- Un Whisky Joke ?
- Oui, un double !


Puis Dallas c'est 14 saisons de plus de vingts épisodes, un film, un come-back en 2012 et surtout, des expériences capillaires, des sequins en veux-tu en voilà, des épaulettes qui défient toutes les lois de gravité, et des répliques qui seraient certainement censurées aujourd'hui. Ne vous en privez pas ;) 


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Et sans transition, Boardwalk Empire de Scorcese. Atlantic City 1920, la prohibition. Cette série a ravi mes après-midi pluvieux, mais rien à rajouter de plus si ce n'est que Steve Buscemi que j'adore est aussi crédible en ponte de la mafia que Jean Lefebvre aurait pu l'être, mais soyons honnête la série tient debout et ce notamment grâce aux seconds rôles (Michael Pitt, Michael Shannon... ) et aux toilettes des plus somptueuses dont sont plus ou moins vêtues les gourgandines et autres dames du monde. Ensuite, pour rester dans ce milieu mafieux, il était une fois Steve Van Zandt et sa performance des plus drôles dans Lilyhammer où je me suis marrée comme une bossue d'un bout à l'autre des deux saisons tant lui et sa flanquée de losers m'ont donné plus que je pouvais m'y attendre.

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Puis il y a ses séries qui ont pris l'eau comme Hell on Wheels par exemple, où la deuxième saison tombe de façon irrévocable comme un grotesque soufflet jusqu'à même faire passer le si sexy Bohannon (Anson Mount) pour Aymeric Caron, et ça c'est juste inadmissible ;) Côté flop, j'en ai d'autres sous le talon, mais ce sera pour une prochaine fois. 

En ce moment je suis au troisième épisode de The Following de Kevin Williamson. J'aime bien. Après le massacre d'une quinzaine de jeunes filles, Joe Caroll est arrêté et placé sous les verrous d'un centre pénitencier d'où il s'évadera neuf ans plus tard. Toutes les forces de police sont sur les dents et malgré cela, les meurtres se multiplient selon un même rituel qui fait référence aux récits d'Edgar Allan Poe, souligné un peu trop souvent dans la série à mon goût, mais qu'à cela ne tienne, Kevin Bacon peut me faire avaler n'importe quelle couleuvre, tandis que Monsieur lui est plus branché Natalie Zéa, franchement, je ne vois pas ce qui lui trouve... 



Et le meilleur pour la fin, Devious Maids de Marc Cherry. Comme dans Desperate Housewife, la série se situe dans de riches quartiers résidentiels, sauf qu'elle est vue cette fois à travers le prisme de cinq domestiques hispaniques au caractère bien trempé, et heureusement, car il n'en fallait pas moins pour faire face à ces employeurs égocentriques et excentriques que le trop plein d'argent a développé chez eux.


  
C'est dommage, les premiers épisodes donnent la sensation d'un sous Desperate dont je n'étais pas des plus fan, alors que je suis devenue totalement addict de Devious Maids. Carmen, Zoila, Rosie, Marisol et Valentina sont des saintes, ne lâchent rien et sentent bon la zarzuela et la cire d'abeille. De l'espièglerie saine, des rebondissements, des enquêtes, des talons, des fringues colorées sur-mesure et contre toute attente, une envie folle de faire le ménage ! Cette série me colle aux groles, j'adore !   




La suite au prochain N°. Jusqu'ici, portez vous bien.

La rédaction

mercredi 25 juin 2014

Can't Stand The Rezillos



En 1976, une bande de jeunes écossais forment The Rezillos. En multipliant les tournées ils sont très vite remarqués par le label au nez creux Sire Records qui leur signe leur premier album en 78 Can't Stand The Rezillos, un album que j'adore, vif, instantané et joyeux, de même dynamique que les Ramones, X-Ray Spex ou The B'52's et comme pas mal de groupes de ces années là, leur univers gravite autour de la BD, des films d'horreur et de science fiction de série B. Jusqu'ici tout va bien ;)




Seulement n'est pas The Cramps qui veut, et n'oublions pas que la même année Plastic Bertrand sortait le meilleur album punk-pop de tout les temps AN 1, la concurrence allait être dure. Dommage ces jeunes écossais tous issus du milieu de la mode et des beaux-arts seront par la suite plus préoccupés par l'emballage que par le contenu. Jo Callis les quittera à peine quatre mois après la sortie du premier album et Sire Records fera de même après le second de 79 Mission Accomplished But The Beat Goes On. C'est dommage qu'il n'en soient pas restés là....

.. sauf qu'avec un titre aussi peu prémonitoire, on aurait pu croire que leurs cerveaux avaient subit une sorte de combustion instantanée et on les auraient absous, mais ils se sont reformés en 2002 et n'ont plus quittés la scène depuis, jouant en boucle leurs mêmes morceaux d'il y a près de quarante ans. Les pauvres. Comme un cauchemar qui n'en fini pas et recommence sans cesse. 

♪ ♫ cui-cui cui-cui, si je fais cui-cui, c'est parce que je suis bien content ! ♪♫