mercredi 11 mai 2016

Les gens de la pluie




Natalie (Shirley Knight) est en pleine confusion mentale. Avec l'annonce de cette nouvelle grossesse, sa vie serait déjà écrite ? Elle aurait un enfant, ou peut-être deux, puis un jour, son mari la tromperait -il paraît que ça se fait beaucoup chez les gens sans problèmes-, puis elle lui pardonnerait, et ils continueraient ainsi leur train-train sans que jamais, rien de spécial ne lui soit jamais arrivé à elle !? Alors elle part. Sans rien dire à personne. Sans laisser d'adresse. 


Sur la route elle rencontre Jimmy (James Caan). C'est un bel homme, mais doté d'un sérieux pet au casque qui l'a rendu aussi innocent que l'agneau qui vient de naître. Trouvera-t-elle les réponses à ses côtés ou devra-t-elle ainsi continuer à errer pour mieux se retrouver ? On l'ignore. Et c'est la force de ce film. Il y a une atmosphère singulière qui laisse tout supposer, d'autant plus qu'un troisième protagoniste vient se glisser dans l'histoire.... un flic nommé Gordon, qui n'est autre que Robert Duvall himself !


La solitude va côtoyer l'ennui, et les jeux de miroirs, nos inquiétudes et nos désirs. Ce film est d'une beauté époustouflante. Pas une fresque péplumesque dont Coppola a fait preuve avec Apocalypse Now, mais une œuvre très intimiste, du côté de Rusty James ou de Conversation secrète, et surtout très très Hitchcockienne. C'est aussi sa première collaboration avec Georges Lucas. Sorti en 1969, Les gens de la pluie (The rain people) est incontestablement le chef d'œuvre de Francis Ford Coppola.



lundi 9 mai 2016

I saw the Light




Hier j'ai trouvé un chouette poster de Prince aux puces. Sa tête en gros plan. Ce matin je l'ai habillé d'un splendide cadre en tissus léopard, et c'est tout seul qu'il a trouvé sa place dans la maison. Ca en jète un max. Dernier coup d'œil furtif avant de sortir acheter des clopes et du pain, et là, je vois une immense tristesse dans son regard. Arrêt sur image et rembobinage accéléré sur les dernières heures de Prince et de sa course contre la mort en splitscreen. On sait qui a franchi la ligne d'arrivée en premier. J'ai compris le message. Merci. Je ne ramènerai que du pain. Hier soir, sans le savoir, je fumais ma dernière cigarette. 



vendredi 29 avril 2016

Who's the Mystery Girl ?




Sous forme de rébus ou de devinette, j'ai enfin trouvé le moyen infaillible de déjouer les vices d'internet, pour j'annonce, un grand retour en fanfare des Mystery Girl. Top départ. A vos méninges ! ;)


L'énigme est bien tombée, mais avant tout, permettez-moi de faire preuve de déférence envers Linda McCartney qui nous a fait l'honneur d'ouvrir le bal du Mystery Girl the New Generation, avec la photo extraite de son album posthume Wild Pairies, qui regroupe des démos déjà sorties en face B des 45 tours de Wings, et quelques reprises comme Poison Ivy ou Mister Sandman. Un album très frais, à consommer sec ou avec des glaçons, c'est selon.


Bravo Keith Michards !!! C'est bien Linda Blair !! Notre Linda dont les perfides médias -jaloux comme des poux -ont essayé de descendre en flèche avec des histoires sordides d'alcool, de drogue, et de relations douteuses et houleuses, n'ont au final renforcé les liens indestructibles entre cette petite fille possédée par un esprit malveillant des plus retors et nous, empathiques et amoureux du grand frisson. Et puis Rick James quoi ! Ils pouvaient pas lutter ♫ Cold Blooded ♪ ;))


L'avez-vous vu  dans Les rues de l'enfer ? Rien que dans ce film, elle cumule tous les thèmes récurrents du blog. Elle mange des glaces, elle prend un bain, elle se bagarre sous la douche... c'est un festival. Et toute seule en combinaison zippée col relevé, juste armée d'une arbalète face à une bande de loubards décérébrés, c'est vraie une dure-à-cuire. Mais pas que.


Notre Linda pratique aussi la natation -jamais sans son chapeau-, le roller, et fait la cover girl à l'occasion pour ravir ses nombreux fans, et comme B.B., c'est une grande défenseuse de la cause animale.




mercredi 27 avril 2016

Dolly, Emmylou et Linda




Selon une étude hautement scientifique, il est prouvé qu'en combinant -par une savante opération- une série de notes en mode majeur, un tempo bien précis et je ne sais trop quoi encore, on obtient la chanson idéale pour nous mettre en joie. Selon le Cabinet des Rugosité Investigation, on pose un disque sur sa platine, et si l'on chante et danse simultanément, il est fort probable que l'on aille même au delà de nos espérances de félicité. Et comme le disait mon grand ami Saint Augustin; "Même en yaourt, chanter c'est prier deux fois". 


Aussi flamboyante et rutilante qu'une Impala sortie d'usine, Dolly Parton nous régale depuis toujours de ses talents d'actrice et de musicienne accomplie avec une générosité sans limite (et si ce n'est déjà fait, il vous faut impérativement la voir dans Comment tuer son patron ;p).

Cependant, l'heure est venue de rétablir une vérité trop longtemps détournée par la désopilante méconnaissance des médias qui attribuent sans vergogne un de ses plus gros succès mondial à une autre qu'elle depuis plus de vingt ans maintenant, car non, I always love you n'est pas de Whitney Houston, mais bien de notre plantureuse Dolly. (Désolé Whitney si tu te retournes dans ton vomi, mais ça aurait fini par se savoir). En ce qui concerne le point de félicité, chez Dolly Parton il y en a pour toutes les goûts et toutes les humeurs, et j'opterais aujourd'hui pour la tendresse et la chaleur qui se dégagent de son duo avec Willie Nelson qui j'espère, sauront suffire à votre bien-être.


Avant de rentrer dans le vif du sujet, si quelqu'un pouvait m'expliquer pourquoi Emmylou Harris et Gram Parsons ne sont pas en ce moment même en Caroline du sud entourés d'une portée de petits enfants qu'il me le dise maintenant ou se taise à jamais. Non attendez, bougez pas ! Voilà, c'est mieux non ? ;D


Maintenant que tout est rentré dans l'ordre, là non plus, pas besoin de mathématique. Prenez le Cimarron par exemple ♫ Roll along, roll on Rose of Cimarron, Dusty days are gone Rose of Cimarron ♪. Magnifique ! Et entrecoupé de splendides ballades, tout l'album est comme ça, c'est une vraie merveille. Si j'ai un conseil à vous donner, jetez vous sans entraves sur n'importe lequel de ses albums (solo ou en collaboration), la belle diaphane vous enrôlera à jamais.


Et puis il y a LINDA ! L'élégante et racée Linda Ronstadt. Petit bout de femme à la fois docile et sauvage, avec cette discrétion et cette humilité qui l'honore, sans qui pourtant, même les Eagles n'existeraient, c'est pour dire ! Mais à ce propos, je laisse la main à Ranx Ze Vox, qui en plus d'être sa petite protégée, vous en contera bien plus à son sujet que je ne saurais le faire. 

Parce que je vais être honnête avec vous, ça n'a pas été une histoire facile entre Linda et moi. On s'est tournées autour, mais ça n'accrochait pas. Alors on a pris notre temps. Et c'est par le biais d'un DVD Canciones de mi Padre que je suis entrée dans son univers pour ne jamais en sortir, et depuis, c'est une histoire qui roule entre nous. Si elle ne vous arrache pas les tripes avec El crucifijo de piedra, c'est que vous n'avez pas de cœur ! Il ne vous reste plus qu'à fermer les yeux, et vous laisser conduire par ces drôles de Dames, et pour ma part -vu que ma commande est en cour de livraison chez mon blog favori, je vous laisse avec une galerie d'images pour vous récompenser de m'avoir lu jusqu'au bout ;)