jeudi 29 juin 2017

Dans le monde de Mariah



Avant toute chose ; JE SUIS FAN DE MARIAH CAREY. Je l'étais déjà avant de regarder son émission Mariah's World, mais à présent, j'ai pour mission de vous la recommander chaudement -si toutefois vous tendiez vers le haut. Ceux qui la connaissent déjà savent de quoi il en retourne, mais les autres -oui toi, je te vois-, au préjugé parfois facile à tendance snobinarde, ouvre tes yeux et écoute, parce que Mariah, elle met tous les plaisirs en éveil. A commencer par la gourmandise, parce qu'en réalité, c'est par là que tout passe. 


Alors elle peut manger autant de friandises, boire autant qu'elle le désire, l'alcool et le sucre n'auront aucune prise sur son corps de rêve, même si certains disent photoshop. Quand elle veut prendre soin d'elle, elle se rend dans une salle de sport avec ses baskets à talons et y en a bien assez. De toute façon le naturel ne lui fait pas peur comme on peut le voir dans Precious ce magnifique film de Lee Daniels (avec également Lenny Kravitz en infirmier 😉) où elle incarne une assistante sociale sans artifice aucun.  


Côté musique, loin de moi l'idée d'y aller de superlatif en superlatif, ou de disséquer chaque album afin de convaincre qui que ce soit. Je peux juste dire qu'elle n'est pas là pour faire de la figuration Mariah, et vous laisser avec cet Unplugged sur MTV de 1992 (un album que j'écoute deux fois par jour) et une galerie de photos



vendredi 9 juin 2017

Mélodie pour un tueur & Driller Killer




Avant de finir malfrat pathétique comme son père ou au mieux interné en psychiatrie comme sa mère, Jimmy Fingers (Harvey Keitel) se jète corps et âmes dans la musique, et principalement dans l'interprétation frénétique et obsessionnelle de la toccata de J.S Bach, car il le sent, la clé se trouve ici. (Bon, Harvey Keitel n'est pas vraiment crédible derrière son piano, mais, cela n'enlève rien dans le reste de son interprétation, ni même au film, car l'important est ailleurs. Nous sommes en plein cœur de la décomposition urbaine qu'est devenu le New York des années 70, repère de junkies, de truands, de putes et par conséquent, de proxénètes.) 


La dépression économique, les émeutes raciales, et le blackout de 1977 ont donné des allures de chaos post-apocalyptique au Bronx, à Brooklyn ou bien Manhattan, ce qui fut, pour quelques talentueux écrivains et cinéastes (Le Démon d'Hubert Selby, Blue Collar de Paul Schrader... ), un véritable terreau créatif, et au delà même de leur fonction artistique, ces films sont de véritables documentaires, le carbone 14 d'une époque, et les garants d'une musique de qualité, ce qui ne gâche rien.


Jimmy devra faire le mal pour éviter de faire le pire, et dans une douleur intense comme s'il s'accouchait de lui-même, viendra sa délivrance, sa résurrection, c'est magnifique ! Mélodie pour un tueur de James Toback est un bijou, et il n'était pas nécessaire d'en faire un remake qui passe à côté de l'essence même du film, et encore moins avec un titre aussi pourri : De battre mon cœur s'est arrêté


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Et parce qu'il est son exact alter ego, Driller Killer d'Abel Ferrara. Ici le pianiste n'est autre qu'un jeune peintre qui n'aspire qu'à la paix de l'humanité et la tranquillité. Alors le bruit, la misère tout ça, ça l'énerve. Pour cela il va céder à la tentation du mal, et accéder lui aussi à la délivrance suprême, une façon comme une autre de calmer ses tourments, et d'abréger la souffrance des autres. Mais de ce film, contrairement aux apparences avec ses images gores, sa musique punk, et les mœurs délurées de sa jeune compagne, émane une certaine quiétude et une grande poésie.


Récemment la cinémathèque de Toulouse à reçu Abel Ferrara à l'occasion d'une rétrospective de tous ses films. S'en est suivi un concert avec lui-même accompagné de ses musiciens et acteurs Joe Delia et Paul Hipp (qui va bientôt camper le rôle de Gene Vincent vous l'aurez lu ici)....


... et un presque effeuillage de sa dulcinée. Souriez, vous êtes filmés !