jeudi 29 novembre 2012

Maritie et Gilbert Carpentier présentent...


Avant ne rime pas forcement avec talent, ainsi que variété avec légèreté. Même Gilbert Becaud n'échappe pas à cette règle dans ce Numéro 1, de l'émission pourtant mythique de la chanson française des années 70 de Maritie et Gilbert Carpentier.


 

Le décor : un hangar avec des échafaudages auxquels sont suspendus des hommes et des femmes en salopettes orange qui ont l'air de se demander ce qu'ils font là et une vielle voiture moisie au centre,   la lumière plein pot : des néons blancs d'un froid sibérien, le show de Gilbert Becaud qui pour l'occasion a choisit ses plus mauvais morceaux, le tout entre-coupé de sketches d'un ennui intersidéral de Jacques Villeret et une lecture soporifique d'Elisabeth Huppert
Pourquoi n'a-t-on pas retiré ce DVD de la vente j'ai envie de dire. Si vous tombez dessus alerte rouge !! Passez votre tour ;)

 


Mais plus de peur que de mal, car la boîte à souvenirs les plus tendres n'est pas ébranlée ;) Il nous reste encore Eddy Mitchell, Jeane Manson, Joe Dassin, Julio Iglesias, Sheila, Sylvie Vartan, Georges Brassens, Jean-Claude Brialy, Carlos et bien d'autres  ;)





mercredi 28 novembre 2012

samedi 24 novembre 2012

Linda & Larry


'tain ! Juste au moment où j'écrivais un papier sur Linda Gray, je viens d'apprendre que son ami et indispensable compagnon Larry Hagman, dans la série Dallas (respectivement J.R Ewing et Sue Ellen) vient de nous quitter. Suis deg !




J.R vieux et certainement déjà malade dans le Dallas 2012 était bien de retour à Southfork
Cette première saison était une vraie réussite. Bizarrement, elle s'est achevée sur le regard perfide de son fils, laissant ainsi un suspens insoutenable pour la deuxième saison. Mais la question que je me pose, y en aura-t-il une deuxième !? Hmm... Les scénaristes auraient-ils écrit la première saison en fonction de la santé de  Larry ? Hmm...





 

vendredi 23 novembre 2012

mercredi 14 novembre 2012

Ice Ice Johnny



Il aurait pu se faire momifier ou tout simplement empailler et ainsi rejoindre les objets cultes du Cabinet des Curiosités de Jean-Roch entre le Bourriquet de Steevy et la toute première perruque de Dick Rivers, mais non, Johnny a pris sa décision : "Je veux me faire cry-o-gé-ni-ser !" qu'il a dit ! "Je sais que mon public aura beaucoup de la peine si je meurs avant lui, alors j'ai décidé de faire de Johnny, Johnny éternel et que je reviendrai."

Who's the Mystery Girl ?


"Il n'apparaît pas clairement que la beauté apporte un profit : sa nécessité culturelle ne se laisse pas discerner et cependant on ne saurait en concevoir l'absence dans la culture" Sigmund Freud

 


2ème indice :

"Tu vois ?... cet homme est ton père." 
...c'était un matin magique, intense et aveuglant, éblouissant de blancheur, à Venice Beach, en Californie. Un vent venu de l'Océan Pacifique, vif, frais, mordant, ne sentant qu'à peine l'odeur habituelle de pourriture saumâtre et de débris échoués. Et portée, semblait-il, par ce vent même, Mère arriva. Mère avec son visage émacié, ses lèvres rouges voluptueuses, ses sourcils épilés tracés au crayon, qui venait me chercher...Mère ! Mère sentait si bon que ça vous faisait tourner la tête, comme le goût du citron chaud sucré.






Il s'agissait bien de Marilyn Monroe, ou de Norma Jeane Baker, ou de Aimee Semple McPherson comme il est précisé dans le roman "Blonde" de Carol Oates, d'où sont tirés les extraits au dessus ainsi que la citation de Sigmund Freud.
Ce livre se dévore mais le passage où la mère de Norma Jeane vient d'être internée, m'oblige de faire une pause. Gladys est une femme fantasque, très fragile, et de ce fait extrêmement attachante. Norma Jeane se voit donc confiée à une amie proche de Gladys durant une dizaine de jours, et placée par la suite dans un orphelinat. Autant dire que ce moment est très douloureux et violent, car les violons des orchestres philharmoniques de la Metro Goldwyn Mayer viennent s'entrechoquer dans notre cerveau et brouille notre vue, car c'est nous qui sommes assis à l'arrière de la voiture qui mène au "refuge" et qui nous agrippons à notre poupée défraichie !   


 
Un silence absolu règne dans la salle de répétition tandis que Marilyn et imite l'immobilité du sommeil, la respiration profonde, lente, régulière (sa cage thoracique et ses seins montent, retombent, montent, retombent), bras satinés et jambes gainées de Nylon étendus dans l'abandon d'un sommeil profond comme l'hypnose. "C'était aussi franc et intime que ces doigts sur mes couilles. J'en garderais l'impression que cela s'était effectivement produit. Elle ne jouait pas. Elle ne savait pas jouer. Mais était-ce si sûr" ?

Onze ans plus tard, John Huston travaillerait avec elle sur le dernier film de sa carrière.