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vendredi 11 septembre 2015

Real Men's Guts VS The Smell of Female



Suis pas très fan des pirates en général, mais celui-ci, même en m'imaginant qu'un live des Cramps non mixé pouvait être ultra chaotique -voire inaudible- j'en avais grave envie. Hélas, mon découvert étant lui-même à découvert et cet objet limité à 250 exemplaires avec la mention "no repress" qui tombait comme un couperet, m'ont forcé à l'occulter de mon esprit. Ce que j'ignorais, c'est qu'un esprit bienveillant me l'avait réservé et c'est ainsi que je le reçu en cadeau hier matin. La surprise fut de taille et redoublée par le son limpide et clair de l'album. Alors même si le son de batterie est assez maigre et la guitare de Kid Congo ressemble par moments à un remontoir de réveil, (nous sommes bien d'accord ce n'est pas un live des Rolling Stones non plus hein), c'est bien dans l'univers frissonnant des Cramps alors à leur apogée et avant déclin dont nous avons à faire. 


Pour moi, le dernier meilleur album des Cramps reste le Psychedelic Jungle. Tout le reste n'a été malheureusement qu'une déclinaison sans fin de ce dont ils avaient déjà fait le tour auparavant. C'est dommage, parce que plus calés qu'eux, musicalement et artistiquement parlant, y avait pas, et de plus, ils détestaient leur public débile qui les tirait vers le bas. C'est un mystère, et c'est certainement cette frustration qui fait qu'on parle encore aujourd'hui... 


Jusqu'ici, le Smell of Female était l'unique trace d'un condensé des deux concerts consécutifs et mythiques donnés au Peppermint Lounge à New York le 25 et 26 février 1983. Avec ce petit bijou de Real Men's Guts versus The Smell of Female sous le label russe Connoisseur Recordings Service, nous avons, non seulement l'intégralité du concert du premier soir, mais le petit vol 1 inscrit en marge du titre, nous promet bien sur, la seconde partie. Encore mille et une fois merci mon chéri ♥




mardi 11 août 2015

Médium les jours de pluie



"Ne méprisez la sensibilité de personne. La sensibilité de chacun, c'est son génie." C. Baudelaire. Entièrement d'accord. Mais si la sensibilité est surcotée, ça ne lui rend pas service, et ça nous met à découvert à la banque des petits plaisirs. Moi qui aime bien voyager en asburdie, je me suis dit "Un bouquin qui fait revenir Lux Interior sous les traits d'un fantôme, ça peut être marrant. Puis, j'aurais des nouvelles de Poison Ivy, même fausses -depuis le temps que j'en cherche-, allons-y !" 


Je me suis pris plusieurs fois les pieds dans le tapis car l'écriture est assez laborieuse, mais cela semble parti sur des chapeaux de roues, l'auteur à une de mauvaise foi qui me plait, ça me fait marrer (au début). Et soudain, patatras ! Je n'étais plus dans un roman, mais dans The Cramps pour les nuls, avec en musique de fond, la plainte molle et ennuyeuse d'un gars englué dans un passé trépassé. C'était Médium les jours de pluie de Stéphane-Louis Ulysse.


2012


2013


 2015



mercredi 25 juin 2014

Can't Stand The Rezillos



En 1976, une bande de jeunes écossais forment The Rezillos. En multipliant les tournées ils sont très vite remarqués par le label au nez creux Sire Records qui leur signe leur premier album en 78 Can't Stand The Rezillos, un album que j'adore, vif, instantané et joyeux, de même dynamique que les Ramones, X-Ray Spex ou The B'52's et comme pas mal de groupes de ces années là, leur univers gravite autour de la BD, des films d'horreur et de science fiction de série B. Jusqu'ici tout va bien ;)




Seulement n'est pas The Cramps qui veut, et n'oublions pas que la même année Plastic Bertrand sortait le meilleur album punk-pop de tout les temps AN 1, la concurrence allait être dure. Dommage ces jeunes écossais tous issus du milieu de la mode et des beaux-arts seront par la suite plus préoccupés par l'emballage que par le contenu. Jo Callis les quittera à peine quatre mois après la sortie du premier album et Sire Records fera de même après le second de 79 Mission Accomplished But The Beat Goes On. C'est dommage qu'il n'en soient pas restés là....

.. sauf qu'avec un titre aussi peu prémonitoire, on aurait pu croire que leurs cerveaux avaient subit une sorte de combustion instantanée et on les auraient absous, mais ils se sont reformés en 2002 et n'ont plus quittés la scène depuis, jouant en boucle leurs mêmes morceaux d'il y a près de quarante ans. Les pauvres. Comme un cauchemar qui n'en fini pas et recommence sans cesse. 

♪ ♫ cui-cui cui-cui, si je fais cui-cui, c'est parce que je suis bien content ! ♪♫