Suis pas très fan des pirates en général, mais celui-ci, même en m'imaginant qu'un live des Cramps non mixé pouvait être ultra chaotique -voire inaudible- j'en avais grave envie. Hélas, mon découvert étant lui-même à découvert et cet objet limité à 250 exemplaires avec la mention "no repress" qui tombait comme un couperet, m'ont forcé à l'occulter de mon esprit. Ce que j'ignorais, c'est qu'un esprit bienveillant me l'avait réservé et c'est ainsi que je le reçu en cadeau hier matin. La surprise fut de taille et redoublée par le son limpide et clair de l'album. Alors même si le son de batterie est assez maigre et la guitare de Kid Congo ressemble par moments à un remontoir de réveil, (nous sommes bien d'accord ce n'est pas un live des Rolling Stones non plus hein), c'est bien dans l'univers frissonnant des Cramps alors à leur apogée et avant déclin dont nous avons à faire.
Pour moi, le dernier meilleur album des Cramps reste le Psychedelic Jungle. Tout le reste n'a été malheureusement qu'une déclinaison sans fin de ce dont ils avaient déjà fait le tour auparavant. C'est dommage, parce que plus calés qu'eux, musicalement et artistiquement parlant, y avait pas, et de plus, ils détestaient leur public débile qui les tirait vers le bas. C'est un mystère, et c'est certainement cette frustration qui fait qu'on parle encore aujourd'hui...
Jusqu'ici, le Smell of Female était l'unique trace d'un condensé des deux concerts consécutifs et mythiques donnés au Peppermint Lounge à New York le 25 et 26 février 1983. Avec ce petit bijou de Real Men's Guts versus The Smell of Female sous le label russe Connoisseur Recordings Service, nous avons, non seulement l'intégralité du concert du premier soir, mais le petit vol 1 inscrit en marge du titre, nous promet bien sur, la seconde partie. Encore mille et une fois merci mon chéri ♥



















.jpg)