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samedi 17 octobre 2020

Hungry Heart

 

Il y a tout juste 40 ans, sortait le double album The River. L'occasion, non pas d'enfoncer les portes ouvertes en clamant haut et fort combien cet album est formidable, mais de revenir sur les pas de Hungry Heart afin de rétablir une vérité jusqu'ici tronquée. Oui ce morceau était à la base destiné aux Ramones, mais non, ce n'est pas le producteur ou je ne sais qui d'autre qui aurait empêché cette transaction, mais bien son Grand Consigliare et ami Steven Van Zandt, interrompant promptement une séance de pédicure, qui l'en aurait fortement déconseillé, lui rappelant une certaine Patti pour laquelle il avait généreusement offert un titre alors qu'il n'était encore je cite : "like a river that don't know where it's flowing", que bien sur, "everybody's got a hungry heart", mais que sa Patti à lui n'allait pas tarder. Il s'en fallu de peu ! ♫ Got a wife and kids in Baltimore, Jack, I went out for a ride, and I never went back... ♪ 



jeudi 3 juillet 2014

Sylvie Ciné Revue


Chères lectrices et chers lecteurs, j'ai l'honneur de vous présenter ce nouveau bébé issue d'une collaboration avec moi-même, le N°1 du Sylvie Ciné Revue, même pas en vente dans vos kiosques, donc voyez comme je vous gâte, bandes de petits privilégiés. Cette web-revue gratuite paraîtra ici même à une cadence aléatoire et traitera librement des sujets conjuguant le cinéma, la musique, la télévision d'hier, d'aujourd'hui voire même de demain et tout autres coups de cœur de la rédaction. 
J'ai donc l'honneur de vous offrir la primeur de ce N°1 Spécial série, nommée si habilement Oh Série Série ! dont seuls les fans de Karen Cheryl en comprendront la subtilité.


Et pour inaugurer cette rubrique rien de mieux que la plus bath des sagas appelée Dallas, non-pas le club à hôtesses proche de la frontière espagnole, mais direction Southfork au Texas dans le ranch des Ewing. Ah ça y est, je sens déjà pointer une légère raillerie chez certains d'entre-vous. Les jeunes je comprends, mais que les plus de 20 30 bon de 40 (ça va hé !) osent me dire qu'ils ne l'ont jamais vu, et surtout en ce jour du 21 Mars 1980 exactement, où l'on avait tiré sur J.R, le grand Larry Hagman, l'homme que la terre entière aimait détester, me jettent la première pierre.


Le monde entier était en haleine et les acteurs de la série étaient en grève. Heureusement super Larry s'est dégoté une augmentation et une caravane privé où il conviait tout le casting chaque soir à des Champagne/Bourbon party, omettant de leur parler de son autre privilège. Nous étions à l'abri d'une troisième guerre mondiale et notre famille impitoyable était repartie pour un tour. 



Sue Ellen buvait à qui mieux-mieux, Afton chantait comme un Pinson, Pamela avortait avortait..., Barns encaissait les ramponeaux à tour de bras, Bobby beau regard avait toujours le cul entre deux chaises (altères collées aux mains), J.R n'en finissait pas de comploter, le tout sous le regard tranchant de Joke Ewing et maternel d'Elli.  


- Un Whisky Joke ?
- Oui, un double !


Puis Dallas c'est 14 saisons de plus de vingts épisodes, un film, un come-back en 2012 et surtout, des expériences capillaires, des sequins en veux-tu en voilà, des épaulettes qui défient toutes les lois de gravité, et des répliques qui seraient certainement censurées aujourd'hui. Ne vous en privez pas ;) 


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Et sans transition, Boardwalk Empire de Scorcese. Atlantic City 1920, la prohibition. Cette série a ravi mes après-midi pluvieux, mais rien à rajouter de plus si ce n'est que Steve Buscemi que j'adore est aussi crédible en ponte de la mafia que Jean Lefebvre aurait pu l'être, mais soyons honnête la série tient debout et ce notamment grâce aux seconds rôles (Michael Pitt, Michael Shannon, Bobby Cannavale... ) et aux toilettes des plus somptueuses dont sont plus ou moins vêtues les gourgandines et autres dames du monde. Ensuite, pour rester dans ce milieu mafieux, il était une fois Steve Van Zandt et sa performance des plus drôles dans Lilyhammer où je me suis marrée comme une bossue d'un bout à l'autre des deux saisons tant lui et sa flanquée de losers m'ont donné plus que je pouvais m'y attendre.

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Puis il y a ses séries qui ont pris l'eau comme Hell on Wheels par exemple, où la deuxième saison tombe de façon irrévocable comme un grotesque soufflet jusqu'à même faire passer le si sexy Bohannon (Anson Mount) pour Aymeric Caron, et ça c'est juste inadmissible ;) Côté flop, j'en ai d'autres sous le talon, mais ce sera pour une prochaine fois. 

En ce moment je suis au troisième épisode de The Following de Kevin Williamson. J'aime bien. Après le massacre d'une quinzaine de jeunes filles, Joe Caroll est arrêté et placé sous les verrous d'un centre pénitencier d'où il s'évadera neuf ans plus tard. Toutes les forces de police sont sur les dents et malgré cela, les meurtres se multiplient selon un même rituel qui fait référence aux récits d'Edgar Allan Poe, souligné un peu trop souvent dans la série à mon goût, mais qu'à cela ne tienne, Kevin Bacon peut me faire avaler n'importe quelle couleuvre, tandis que Monsieur lui est plus branché Natalie Zéa, franchement, je ne vois pas ce qui lui trouve... 



Et le meilleur pour la fin, Devious Maids de Marc Cherry. Comme dans Desperate Housewife, la série se situe dans de riches quartiers résidentiels, sauf qu'elle est vue cette fois à travers le prisme de cinq domestiques hispaniques au caractère bien trempé, et heureusement, car il n'en fallait pas moins pour faire face à ces employeurs égocentriques et excentriques que le trop plein d'argent a développé chez eux.


  
C'est dommage, les premiers épisodes donnent la sensation d'un sous Desperate dont je n'étais pas des plus fan, alors que je suis devenue totalement addict de Devious Maids. Carmen, Zoila, Rosie, Marisol et Valentina sont des saintes, ne lâchent rien et sentent bon la zarzuela et la cire d'abeille. De l'espièglerie saine, des rebondissements, des enquêtes, des talons, des fringues colorées sur-mesure et contre toute attente, une envie folle de faire le ménage ! Cette série me colle aux groles, j'adore !   




La suite au prochain N°. Jusqu'ici, portez vous bien.

La rédaction

samedi 23 juin 2012

Tenth Avenue Freeze-Out


 ...and The Big Man joined The Band.... A ce moment là Bruce arrête net de chanter, des images de Clarence Clemons sur l'écran géant apparaissent, le public ne sait plus....des hurlements s'échappent mélangés à des cris pudiques,  du silence, on entend les gorges se nouer, la foule est émue. Il reprend, la foule est en transe, fin du concert. C'était mon premier concert de Springsteen. Je dis le premier, car une fois que l'on y a goûté, on n'attend plus que le suivant ;)




Moi qui ai été convertie exactement le 28 Janvier 2011,  je n'avais encore jamais vécu ça. Je suis rentrée dans un univers qui m'était totalement étranger jusque là. En découvrant les textes je m'aperçois que chaque morceau est composé d'une histoire de vie à part entière sans grandes métaphores et qu'ainsi il touche en chacun de nous les endroits les plus sombres et reclus de notre personnalité, traduit nos pensées, nos doutes nos espoirs, nos combats du quotidien, et que ses valeurs sont pures et authentiques.  


En plus, évidemment de la musique, des textes etc, ce qui m'a marqué, c'est le public.  D'abord par sa diversité, que ce soit au niveau de l'âge (il y avait des gens assez âgés et des très jeunes), puis par sa simplicité. On voit que personne n'a rien à prouver, que ce soit par la dégaine ou autre attitude à la con devant la salle, que tout le monde est réuni pour une seule et unique chose, se faire plaisir et faire en sorte que cette soirée sera rangée bien au chaud dans la case "les meilleurs instants de ma vie". Certains sont là depuis 9h le matin, le parking se remplit à vu d’œil, il fait très chaud, les portes ouvrent à 18h, les 14.000 personnes sont là, s’engouffrent dans la salle et tout se passe pourtant dans une fluidité incroyable. Putain suis bluffée, moi qui suis un peu claustro sur les bords tellement j'ai peur du mouvement de foule, je m’aperçois que la masse peut aussi être intelligente, encore un bon point. Le responsable de ce délit n'est autre que Bruce Springsteen surnommé affectueusement le Boss par sa légion et tel un berger, ses fans s'amusent à le comparer à Moïse traversant les eaux lors de ses concerts ;)) 


- 19 Juin 2012 Le Concert  Park Arena Montpellier ou : LA CONSÉCRATION !

 
Après ces six mois ou plus d'attente, d'incubation insoutenable, c'est le jour J et nous sommes fébriles. On tient des paris sur le premier morceau, Badlands ! non  The River carrément !  non moi je dis va commencer par un morceau cool c'est sur ! Il a joué 4h à Madrid l'avant veille, je me dis qu'il va faire monter la sauce crescendo ;) Il commence We take care of our own enchainé de Wreking Ball, Badlands !! Death to my hometown, My City of Ruins !!! Alors là grand moment, ça frise la communion mystique on est tous croyants, on a les bras levés et on lance une prière à qui, je n'en sais rien, mais cet instant est fort. Spirit in the Night, tati tata .... Prove it All !! Énorme !! 


 
J'en passe...et nous voilà à Point Blank avec derrière The River ! Si je parlais d'un instant céleste pour My City of Ruins, là je ne sais pas ce qu'il s'est passé, toute la salle est liquide, sur les genoux, kidnappée, et moi je suis toute seule avec le Boss. Lui et moi. The Rising, Out in the Street, Land of Hope and Dream, n'en jetez plus !! Toutes les lumières s'allument, que se passe-t-il ? Ça fait à peine deux heures qu'il joue ;)) Il prend un carton : Fire ! On dirait que ce n'est pas prévu, concertation complice avec Little Steven et c'est parti. Roky Ground me procure encore et encore une lévitation gratuite, la choriste le sublime et le fait monter, monter, monter...il fait beau en bas ? ;)) Born In The USA avec une fin apocalyptique de Max Weilberg ça pétarade de tous les côtés, une sorte de 14 Juillet avant l'heure. Born to Run, Bobby Jean, Seven Nights to Rock, Dancing in the Dark, Tenth Avenue Freeze-out ....and the Big Man joined The Band .... 




jeudi 23 février 2012

Pruitt Taylor Vince




 Alors Pruitt Taylor Vince, né à Bâton-Rouge en 1960,  c'est Angel Heart, c'est Mississipi Burning, c'est Sailor et Lula, c'est Barfly et une tirade d'autres films, séries (The Walking Dead, Justified, The Mentalist etc...) !!  C'est en suivant Justified, qu'il surgit au 3éme épisode de la saison 3. Cet acteur est génial, mais ne fait que des apparitions et c'est bien dommage. Il a une particularité en plus de son talent, ses yeux oscillent rapidement de droite à gauche et d'après mes petites recherches, il s'agirait peut-être du "Nystagmus"...Je ne sais pas pourquoi, j'étais persuadé qu'il jouait dans Délivrance, mais il n'apparait pas dans le casting...humm


C'est à travers Pruitt Taylor Vince notamment que je voulais parler de casting, surtout dans ces séries, pour en saluer les équipes qui en sont chargées, d'avoir dénichés des Walton Goggins, Michael Chiklis, James Gandolfini, Little Steven etc... 


Dans Justified, on retrouve deux anciens Shield , Natalie Zéa et l'excellent Walton Goggins. Cet acteur est extraordinaire, il sublime son rôle une fois de plus, comme dans The Shield. On y croise aussi Neal McDonough (Desperate Housewives), Joelle Carter (High fidelity), etc etc.... Le rôle principal est tenu par Timothy Olyphant qui a d'ailleurs produits quelques épisodes. 
Quand aux Sopranos, tout droit sortis du New Jersey, on peut dire que la distribution des rôles est à son comble : James Gandolfini ! Steven van Zandt ! Edie Falco ! Michael Imperioli ! Vicent Pastore ! Steve Schirripa ! Steve Buscemi ! Tony Sirico ! etc etc ...c'est un véritable festival !! L'écriture du scénario est intelligente, le cheminement de l'histoire est parfaite, puis on aime ce Tony Soprano  entouré de loser maladroits, pas très fut-fut, d'une mère possessive, oui, c'est aussi un salaud, mais ça passe. On adore aussi leurs lieux de rencontres, le célèbre Bada Bing, le Vesuvio, la boucherie....

 
Pour rester dans le ton, celle que j'ai hâte de voir aussi, est Lilyhammer, avec Steven Van Zandt.  Décidément cet homme a plus d'un tour dans son sac ! Une tournée de sais plus combien de dates avec le Boss, des compositions à tours de bras, le tournage d'une série... Quelle carrière Monsieur !
à suivre....




Sinon Michael Chiklis lui s'est tenté dans "No ordinary Family" aux côtés de Julie Benz (la femme de Dexter) mais....L'histoire : une famille ordinaire dotée de pouvoirs surnaturels suite à un accident d'avion. Il n'y aura qu'une saison. Le casting est bon, mais pour le coup le scénario, un peu n'importe nawak ;)) 


L'aisance, l'ingéniosité de ces acteurs font le succès des ces-dîtes séries qui sans eux n'auraient pas cet impact et qui faut bien dire, sont de qualités supérieures à de nombreux films d'aujourd'hui, que ce soit au niveau du scénario, au choix de la musique (un florilège dans Les Sopranos),  ou du montage.  




Que serait un Columbo sans un Peter Falk, un Dallas sans un J.R,  un Feux de l'amour sans un Victor Newman, un Chapeau Melon sans ses Bottes de cuir?








                                                           

mardi 10 janvier 2012

Working on a dream


Bon, je commence par le début ! Tout d'abord, Springsteen, je connaissais pas ! Ben oui ! De nom, oui, Born in the USA aussi, mais le reste non ! Je l'avais vomi par péché d'ignorance  ;))  Me disais, ce type il est commercial, sa musique aussi, moi suis une rockeuse, etc etc .....
Mais un jour, le 28 Janvier 2011 exactement, je rencontre l'homme de ma vie et là, patatras !! On écoute des trucs de fous, on se régale, on est bien. Puis, il me pose "Thunder Road" de Springsteen sur la platine, et là, je lui sors ma tirade de rebelle de supermarché, "ah moi suis pas fan de Springsteen, je trouve que ça sonne FM, non vraiment j'aime pas du tout ce son, c'est ce côté Américain là.....ça me plait pas...."  En garçon très élégant et fairplay, il ne se vexe pas, enlève la galette, et met un petit Sam Cooke de derrière les fagots . Mais, l'air de rien, le bougre ne lâche pas le morceau, et je me retrouve sans savoir par quel tour de passe-passe devant un DVD de notre ami Bruce en concert.  
"Fire" un de mes morceaux préférés !! C'est de lui !!? Putain, savais pas ! En plus la version est mortelle et lui sex à mort ! Ah c'est clair, Robert Gordon est mort, enterré ;)
Puis il reprend "War" ! Un autre de mes morceaux préférés ! Waouw ! Mais c'est quoi !? C'est trop bien ! Il est génial ce Bruce, je l'ai toujours aimé ;))))) Voilà qu'il enchaine sur "keep your hand on the plow" de Mahalia Jackson et là, suis foutue !!! 


On écoute disques sur disques, je ne sais plus quel est mon préféré tellement je me régale ! Et puis y a Little Steven des Sopranos, c'est trop dingue ;))) Et ce Black, Clarence Clemons,  cette complicité, putain c'est beau ! Moi aussi je veux faire parti du E Street Band !!!


                                 


Mardi 19 Juin on a les places pour le concert "Park & Suites Arena" à Montpellier !!!!