lundi 21 septembre 2015

Black Mirror




J'étais partie dans une analyse sans fin où plusieurs réflexions se mêlaient et s'entremêlaient, alors que l'essentiel du sujet se résumait finement et intelligemment dans le titre de cette série créé par Charlie Brooke il y a 4 ans déjà. Parce que Black Mirror, c'est au delà de l'anticipation, c'est le noir reflet de notre société aliénée par le progrès technologique qu'elle encourage. D'où le malaise...


Traité façon Les contes de la crypte moderne, tout y passe. Le harcèlement publicitaire à caractère pornographique, la dématérialisation de l'individu et ses conséquences de pensée et de comportement unidimensionnel dictés par les réseaux sociaux et le truchement des informations diffusées par des médias omniprésents... c'est absolument glaçant. 


Et pour ceux qui ne le supporterait pas, Scream Queen fait sa sortie demain, succédé de près par le dernier volet en date d'American Horror Story. La nature est bien faite.




vendredi 11 septembre 2015

Real Men's Guts VS The Smell of Female



Suis pas très fan des pirates en général, mais celui-ci, même en m'imaginant qu'un live des Cramps non mixé pouvait être ultra chaotique -voire inaudible- j'en avais grave envie. Hélas, mon découvert étant lui-même à découvert et cet objet limité à 250 exemplaires avec la mention "no repress" qui tombait comme un couperet, m'ont forcé à l'occulter de mon esprit. Ce que j'ignorais, c'est qu'un esprit bienveillant me l'avait réservé et c'est ainsi que je le reçu en cadeau hier matin. La surprise fut de taille et redoublée par le son limpide et clair de l'album. Alors même si le son de batterie est assez maigre et la guitare de Kid Congo ressemble par moments à un remontoir de réveil, (nous sommes bien d'accord ce n'est pas un live des Rolling Stones non plus hein), c'est bien dans l'univers frissonnant des Cramps alors à leur apogée et avant déclin dont nous avons à faire. 


Pour moi, le dernier meilleur album des Cramps reste le Psychedelic Jungle. Tout le reste n'a été malheureusement qu'une déclinaison sans fin de ce dont ils avaient déjà fait le tour auparavant. C'est dommage, parce que plus calés qu'eux, musicalement et artistiquement parlant, y avait pas, et de plus, ils détestaient leur public débile qui les tirait vers le bas. C'est un mystère, et c'est certainement cette frustration qui fait qu'on parle encore aujourd'hui... 


Jusqu'ici, le Smell of Female était l'unique trace d'un condensé des deux concerts consécutifs et mythiques donnés au Peppermint Lounge à New York le 25 et 26 février 1983. Avec ce petit bijou de Real Men's Guts versus The Smell of Female sous le label russe Connoisseur Recordings Service, nous avons, non seulement l'intégralité du concert du premier soir, mais le petit vol 1 inscrit en marge du titre, nous promet bien sur, la seconde partie. Encore mille et une fois merci mon chéri ♥




vendredi 28 août 2015

Vigilante force



L'histoire se déroule à Elk Hills, en Californie. un petit bled rural mais tranquille, qu'une bande de redneck va soudainement terroriser. Malgré un vieux grief à propos d'une fille qui les avaient éloignés, Ben (Jan-Michael Vincent) fait appel à son frère Aaron (Kris Kristofferson), afin de se débarrasser définitivement de cette vermine. 


Aaron y met tout son cœur, mais en tant que vétéran du Vietnam, il est un peu cramé dans sa tête et rassemble rapidement une milice peu recommandable. Les flics, les filles, et les culs-terreux, il en a rien à foutre. Violence, meurtres et corruption vont être ses maîtres mots.


Ce n'est pas le film de l'année, mais il est assez surprenant, car ce scénario qui semblait avoir été écrit par avance est pour le moins trompeur. 




mardi 11 août 2015

Médium les jours de pluie



"Ne méprisez la sensibilité de personne. La sensibilité de chacun, c'est son génie." C. Baudelaire. Entièrement d'accord. Mais si la sensibilité est surcotée, ça ne lui rend pas service, et ça nous met à découvert à la banque des petits plaisirs. Moi qui aime bien voyager en asburdie, je me suis dit "Un bouquin qui fait revenir Lux Interior sous les traits d'un fantôme, ça peut être marrant. Puis, j'aurais des nouvelles de Poison Ivy, même fausses -depuis le temps que j'en cherche-, allons-y !" 


Je me suis pris plusieurs fois les pieds dans le tapis car l'écriture est assez laborieuse, mais cela semble parti sur des chapeaux de roues, l'auteur à une de mauvaise foi qui me plait, ça me fait marrer (au début). Et soudain, patatras ! Je n'étais plus dans un roman, mais dans The Cramps pour les nuls, avec en musique de fond, la plainte molle et ennuyeuse d'un gars englué dans un passé trépassé. C'était Médium les jours de pluie de Stéphane-Louis Ulysse.


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 2015



dimanche 5 juillet 2015

Ice cream man



Depuis plus d'un mois notre ice cream man tient l'intendance du blog avec le même enthousiasme, et on dirait même qu'il s'est fait de nouvelles amies. Sacré Robert ! ♥