La facilité a fait comparer ce film, au français Le cœur des hommes. Je peux vous affirmer sur parole qu'il n'en est absolument rien. Là où Marc Esposito s'attarde platement, et de façon convenue et complaisante sur l'amitié l'amour la joie entre potes, Thomas Vinterberg pousse le curseur dans le retranchement de ses personnages jusqu'au-boutistes, les faisant boire au delà du plus soif, dans des cuites expérimentales jusqu'au black out le plus total.
L'alcool dans les films est souvent synonyme de perte de contrôle de soi et responsable de bien des déboires un peu clichés. mais dans Druk, bien qu'inévitables, l'approche est différente. Les protagonistes tentent d'en faire leur allié afin qu'il leur donne l'impulsion jusqu'ici endormie, enfouie sous des tonnes de faux prétexte, et d'un laisser aller morbide, mais si confortable. Chacun y mettra du sien, et verre après verre, les chaines se brisent, la transmission est à son comble. Gloire à l'enseignement, vive l'alcool. Et glou et glou il est des nôtres, un fracassage de gueule par-ci, une séparation par là, les choses se gâtent. La picole isole.
Les lendemains n'enchantent guère, mais ils auront eu le mérite de les ressusciter d'entre les mornes. Ils savent désormais qu'il existe en eux cette part, cet élan, qui peut jaillir. Chienne de vie ! 💖 Tous les acteurs et actrices sont au top, mais Mads Mikkelsen crève l'écran une fois encore. Je l'avais rencontré auprès de Ulrich Thomsen dans Adam's Apple, un autre film danois, ovni délicieux cinématographique comme on en fait peu.
Ce film est difficilement racontable, la rencontre d'un prêtre à la foi inébranlable face à un skinhead sans foi ni loi, et d'une rare cocasserie. Les situations loufoques et ubuesques sans pareilles, font rire jaune, mais rire quand même. Quand je vous dis que le cinéma Danois est exceptionnel...




















































