Bravo Mr Humungus, il s'agit bien de Polly Jean Harvey. J'avais l'impression qu'on ne la reconnaissait pas trop sur cette photo ;)) Je me demande quelles sont ses origines, je trouve qu'elle a un air très portoricain . Si quelqu'un a une idée...
mardi 15 octobre 2013
samedi 12 octobre 2013
Rebecca
François Truffaut : Est-ce que l'adaptation est très fidèle au roman ?
Alfred Hitchcock : Très fidèle, car Selznick venait de faire Autant en emporte le vent et, selon sa théorie, les gens seraient furieux si on transformait le roman, et cela valait également pour Rebecca. Vous connaissez sûrement l'histoire de deux chèvres qui sont en train de manger les bobines d'un film adapté d'un best seller, et une chèvre dit à l'autre : "Moi, je préfère le livre".
mercredi 2 octobre 2013
Love you

Oui je sais, le crochet pixelisé comme ça sans y être préparé
ça peut faire saigner les yeux, mais je vous assure qu'après une
petite mise au point de la rétine tout redevient normal. Love You
sorti en 1977, entièrement écrit par Brian Wilson, a été boudé
par tous les détracteurs et autres adorateurs de surf music trop
attachés aux classiques et non moins excellentes orchestrations et
envolées harmoniques. Pour moi, un de mes albums préférés des célèbres Beach Boys.
Oui, il est pauvre et gauche musicalement parlant, surtout la face A un peu peu foutraque à la première écoute comme à la centième, mais il est gorgé de sincérité et c'est ce qui fait sa force. Un album ni pour l'argent, ni pour la gloire, comme si Brian s'était affranchit de tout protocole. La face B, plus conventionnelle mais superbe, se termine avec mon morceau fétiche : Love is a Woman à la voix totalement déchirante et poignante de Brian Wilson. Si la majorité avait toujours raison, on n'en serait certainement pas là aujourd'hui. Bonne écoute !
mardi 1 octobre 2013
jeudi 26 septembre 2013
Ma vie avec Liberace
Au delà d'un pianiste renommé et extravagant, Liberace était un
grand illusionniste. Son éblouissante Roll Royce, ses costumes
scintillants, ses fourrures incrustées de pierres précieuses, ses
bagues outrancières et ses pianos à facettes ornés de candélabres,
étaient, en plus de sa vraie et excessive attirance pour le kitch,
le miroir aux alouettes pour dissimuler son homosexualité devant un parterre conservateur et puritain qui se refusait d'entendre et encore moins d'accepter pareille horreur. Faire diversion pour mieux cacher tant qu'on le peut, au moins jusqu'à ce début des années 80 où les titres de journaux annonçaient la mort de Rock Hudson atteint du sida.
C'est le sujet traité par Steven Soderbergh dans son film Ma vie avec Liberace ou Behind the candelabra à travers l'histoire d'amour entre Wladziu Liberace et Scott Thorson, respectivement interprétés par le convaincant Michael Douglas et Matt Damon. Malheureusement et ce malgré la ressemblance des acteurs avec les intéressés, ou les efforts déployés afin de réunir des vrais objets appartenant à Liberace, et des reconstitutions quasi identique des maisons et autres lieux fréquentés par les deux amants, le film résonne comme une coquille vide. De piètres plans caméras et un Matt Damon inconsistant, pourtant très à son aise dans le talentueux Mr Ripley. Dommage...
vendredi 20 septembre 2013
Alexis Colby
Vogue Hommes International : Quand avez-vous pris conscience que "Dynastie" allait bouleverser votre notoriété ?
Joan Collins : Trois ou quatre semaines après la diffusion des premiers épisodes dans lequel j'apparaissais. Je descendais Mulholland Drive au volant de ma Mercedes quand une bande de gamins de six ou sept ans m'a interpellée. Ils criaient "Alexis, Alexis..." Je les ai salués en souriant, et ils ont continués : "On te déteste, on te déteste...". En un éclair, j'ai réalisé que Alexis allait me coller à la peau.
○○☼☼☼○○
VHI : A quoi ressemble vos journées à Saint-Tropez ?
JC : A pas grand chose. Je suis paresseuse. Je me réveille, je mange un croissant, je lis les journaux avec mon mari, je traine au bord de la piscine, je profite des gens qui sont de passage, je fais ma gym devant MTV, j'écoute du jazz, Diana Krall, Sidney Poitier, Dalida, je tweete....
mercredi 18 septembre 2013
Le corbeau
Après une première lettre anonyme signée Le Corbeau que
reçoit le Dr Germain, c'est une véritable pluie de
courrier du même genre qui inonde un petit village de France comme
tant d'autres en ce début des années 40, dénonçant aux uns les
défauts ou infidélités des autres, et vice versa. Tous se
regardant du coin de l’œil, c'est au final une véritable paranoïa
collective qui s'empare des habitants.
Alors vengeance ou délation ordinaire, qui est donc, et
quelles sont les intentions de ce Corbeau ?
Lynchage, suspicion, vengeance et délation, tout y est et même
plus. Clouzot aura aussi l'aplomb d'aborder des thèmes comme la
drogue au sein du milieu médical ou même l'avortement. Autant
dire que la petite morale bourgeoise ou bigote en sera quelque peu
ébranlée.
N'oublions pas le jeu quelque peu théâtral mais ô combien
juste des acteurs, du rigide Dr Germain (Pierre Fresnay) à Ginette Leclerc en divine et émouvante infirme
croqueuse d'homme et le magistralement viril et sans concession noir et blanc de Henri-Georges Clouzot.
Outre sa modernité, Henri-Georges Clouzot a toujours fait
preuve d'audace, comme dans ce fabuleux huis-clos L'assassin habite au 21 par exemple, qui
fut l'un, sinon le premier film Français à traiter de tueur en
série. Mais utiliser l'Affaire de Tulle du début des années 20, et
la transposer en 1943 alors que la France est sous l'Occupation
Allemande, on peut dire que c'était carrément gonflé !
Certains journalistes mal intentionnés ont souvent dit de lui qu'il
était misanthrope. Faux. Il dépeignait la nature
humaine avec ce qu'elle a de plus bas mais aussi de plus beau à
travers le talent et l'objectivité qui caractérise les meilleurs et rares écrivains ou cinéastes.
jeudi 12 septembre 2013
mardi 10 septembre 2013
jeudi 5 septembre 2013
Tout va bien
Il y a deux jours, je regardais Laurel Canyon de Lisa Cholodenko, l'histoire d'une soixante huitarde sur le retour dépassée par son époque, face à son fils (Christian Bale) un peu plus conservateur mais apparemment pas dans son époque non plus, dans ce lieu mythique (jadis aussi) de Laurel Canyon. L'idée était bonne, le film pas mal, cependant je restais sur ma faim. J'étais passée à côté de quelque chose ? Ces plans de caméras inexistants ou intrusifs étaient-ils volontaires pour mieux en faire ressortir l'histoire ? Frances McDormand jouait-elle mal exprès pour accentuer son rôle de paumée ? Ou tout ça n'était que du bluff ? Cette réalisatrice avait néanmoins réussi à titiller ma curiosité. Alors comme au poker je demandais à voir, et me laisse tenter par un autre film de Lisa Cholodenko Tout va Bien.
Tout va bien dans le meilleur des mondes pour un couple de lesbiennes qui s'aiment jusqu'à ce que leurs deux enfants retrouvent sans le moindre effort leur père géniteur. Père au singulier, car c'est le sperme du même homme qui a fécondé les deux heureuses mamans. Même dans C'est mon choix ils n'avaient pas osé. Mais ça c'était avant, quand on témoignait avec des lunettes noires et des perruques, maintenant place au nouveau cinéma, celui qui montre tout (et surtout n'importe quoi).
Ce film qui se veut d'un nouveau genre n'est en aucun cas subversif ou pertinent. Il n'a aucune audace, et les dialogues hypra convenus prononcés avec des temps morts entre chaque mots sont une vraie souffrance. Il n'apporte rien et bien au contraire, veut nous faire avaler des couleuvres en nous démontrant qu'un couple de lesbiennes
est supérieur à un couple d'hétérosexuel. Non seulement elles offrent une éducation parfaite et idéale à leurs enfants (bien que la fille s'appelle Johnny et le garçon Laser), mais en plus on peut leur parler de tout. Elles sont plus tolérantes et compréhensives. Mais faut pas exagérer, qu'on ne leur parle pas d'homme non plus, vous savez, cet être abject au phallus toujours en érection, quelle horreur ! Il n'y en aura qu'un dans le film, et il aura droit au joli sobriquet de Spermato, on croit rêver.
Pourquoi les homosexuels qui se battent pour obtenir des droits, à savoir une reconnaissance légitime envers la société d'être considérés comme tout le monde, créént des films propagandes pro-lesbiens pour montrer qu'ils sont à part, voire supérieur ?
dimanche 1 septembre 2013
Magnolia
Quand on a une conscience,
la solitude, la cupidité, le mensonge, le profit, l'abus, l'injustice, sont
autant de maux qui font de notre vie un enfer. Il suffirait pourtant
d'un bon vieux coup de pied aux fesses pour que les choses
s'arrangent me diriez-vous, mais lorsque le cerveau refuse d'avancer, paralysé, englué sous des tonnes de culpabilité et de regrets dus aux erreurs du passé souvent dictées par la faiblesse ou un manque de confiance en soi, il agit comme un frein. A ce stade, s'offre deux choix : passer le reste de sa vie à se morfondre et se lover aeternam dans le rôle confortable de la victime ou décider d'accorder ses actes avec ses propres règles. La croisade pour une reconquête de soi s’avère périlleuse et douloureuse, mais si nous sommes notre pire ennemi comme dirait l'autre, n'oublions jamais que nous sommes aussi notre meilleur allié.
Rajoutons à cela la météo, le hasard, les catastrophes naturelles, comme autant de pièces d'un même puzzle qui s'assemblent lentement, pièce par pièce, pour donner naissance à ce poétique Magnolia de Paul Thomas Anderson, tout juste deux ans après la sortie de l'excellent Boogie Nights, avec lequel on retrouve beaucoup de similitudes ; sa durée, ses mêmes acteurs, et son découpage façon soap opera, le tout somptueusement chorégraphié.Dans ce ballet au final cataclysmique, Paul Thomas Anderson incorpore avec souplesse et précision, soit disant "neuf personnages", car en réalité il y en a bien plus (c'est le côté Pipo l'intello de l'histoire) comme autant de caractères distincts qui s'entremêleront, seront liés les uns aux autres ou resteront indépendants, avec finesse et parfois un humour tragi-comique.
"Je m'appelle Donnie Smith, et j'ai des tonnes d'amour à donner".
jeudi 15 août 2013
Mr Ripley
Selon Pétrarque, l'Envie, justifiée par l'ardeur d'un amour, est innocente et poétique. Dans la Bible ou chez Descartes, l'Envie est laide et borgne. Ok ! Nous voilà pile poil dans le vif du sujet de Plein Soleil, un film de 1960 que nous offre René Clément.
Oui, Tom Ripley (Alain Delon) est un jeune homme ambitieux, opportuniste, envieux, mais comment ne le serions nous pas aussi face à cet autre détestable jeune homme (Maurice Ronet) pourri-gâté par l'argent de ses parents, ingrat par dessus le marché, prétentieux, suffisant.
Oui, Tom Ripley issu de la classe ouvrière est fasciné par cette Dolce Vita, par l'aisance et l'assurance de Philippe Greenleaf. Il l'envie. Alors pourquoi diable ce même Philippe est-il aussi arrogant, méprisant et désabusé ? Il le hait ! Tom ne veut pas faire parti de ce décor. Il veut être Philippe Greenleaf.
Alors, il l'épie, il l’étudie,
jusqu'à prendre sa voix, ses attitudes, falsifier ses papiers d'identité. L'illusion est quasi parfaite. Manque plus qu'à se débarrasser de ce jeune con encombrant...
La force de Plein soleil, c'est qu'il y
fait chaud, très chaud. Ajoutons à cela la beauté sauvage et hypnotique, le jeu instinctif, voire animal, d'Alain Delon, le regard de René Clément et nous obtenons un superbe et suffoquant huis-clos.
La 2ème force et pas des moindres réside dans l'histoire, tirée rappelons-le du roman de Patricia Highsmith "Monsieur Ripley" et de la subtilité avec laquelle l'auteur se joue de flatter la part d'ombre qui est en nous, nous faisant ainsi toujours plus aimer le bourreau que la victime.
Presque 40 ans plus tard, Le talentueux Mr Ripley d'Anthony Minghella voit le jour. Vu tout l'amour que j'éprouve pour les remakes, je me devais de parler de celui-ci. Je me devais d'en parler car tout y est. Le même sujet traité différemment.
Des personnages supplémentaires sont présents agissant comme des grains de sables dans ces rouages bien huilés. On marche, on est à fond dedans. Matt Damon a la gueule de l'emploi pour interpréter Tom Ripley, il y a aussi Jude Law, Philip Seymour Hoffman, etc...un casting sans risque en somme, et une bande sonore parfaite. C'est un film honnête, prenant, bien cousu.
Cependant, après avoir laissé reposé le tout, on se rend compte
que le film est trop appliqué, trop confortable, Anthony Minghella roule à 70km/h dans une Formule 1. Alors s'il ne devait en rester qu'un, se
serait bien évidement Plein soleil, même si sur le moment on s'est dit
qu'il y avait peut-être des longueurs, que Delon était peut-être un peu
vert, que Maurice Ronet jouait comme une patate (bon ça c'est vrai), que
Marie Laforêt était inexpressive (ça aussi c'est vrai). Mais il a ce je-ne-sais-quoi, cette chose en plus. René Clément est malin, ses longueurs n'en sont pas, juste des plages de silence indispensables, nécessaires. Pendant ce temps, comme dans les meilleurs Hitchcock on écrit la trame, on est réalisateur ou auteur, peu importe, on fait parti intégrante de l'aventure. Puis on laisse le charme opérer tout simplement.
La 2ème force et pas des moindres réside dans l'histoire, tirée rappelons-le du roman de Patricia Highsmith "Monsieur Ripley" et de la subtilité avec laquelle l'auteur se joue de flatter la part d'ombre qui est en nous, nous faisant ainsi toujours plus aimer le bourreau que la victime.
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Presque 40 ans plus tard, Le talentueux Mr Ripley d'Anthony Minghella voit le jour. Vu tout l'amour que j'éprouve pour les remakes, je me devais de parler de celui-ci. Je me devais d'en parler car tout y est. Le même sujet traité différemment.
Des personnages supplémentaires sont présents agissant comme des grains de sables dans ces rouages bien huilés. On marche, on est à fond dedans. Matt Damon a la gueule de l'emploi pour interpréter Tom Ripley, il y a aussi Jude Law, Philip Seymour Hoffman, etc...un casting sans risque en somme, et une bande sonore parfaite. C'est un film honnête, prenant, bien cousu.
Cependant, après avoir laissé reposé le tout, on se rend compte
que le film est trop appliqué, trop confortable, Anthony Minghella roule à 70km/h dans une Formule 1. Alors s'il ne devait en rester qu'un, se
serait bien évidement Plein soleil, même si sur le moment on s'est dit
qu'il y avait peut-être des longueurs, que Delon était peut-être un peu
vert, que Maurice Ronet jouait comme une patate (bon ça c'est vrai), que
Marie Laforêt était inexpressive (ça aussi c'est vrai). Mais il a ce je-ne-sais-quoi, cette chose en plus. René Clément est malin, ses longueurs n'en sont pas, juste des plages de silence indispensables, nécessaires. Pendant ce temps, comme dans les meilleurs Hitchcock on écrit la trame, on est réalisateur ou auteur, peu importe, on fait parti intégrante de l'aventure. Puis on laisse le charme opérer tout simplement.jeudi 8 août 2013
Cahier de vacances
Hello, vous avez certainement compris le système.... bon jeu ;D
Je crois que nous sommes arrivées à bon port, le temps des récompenses est enfin venu.
@Ranx, ce genre d'image t'aurait-elle poussé à continuer tes études ?
@Everett, je n'ai pas trouvé de médaille de Satanas et Diabolo, mais une autre super héroïne fera peut-être et j'espère ton bonheur...
@Pam, une amie que nous devons avoir en commun ;))
et enfin pour @Harry Max pour sa participation
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